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Moins de gels salariaux prévus cette année que l’an dernier

Money from Canada: Canadian Dollars. Bills spread and variation of amounts.
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Les gels salariaux au sein d’entreprises ou d’autres organisations devraient être moins répandus cette année qu’en 2020, selon la firme Normandin Beaudry, spécialisée en rémunération. 

Une organisation sur cinq au Canada pensait en juillet devoir geler les salaires pour l’année 2020, mais elles n’étaient plus que 7 % en novembre dernier à prévoir répéter l’expérience cette année, signe d’une reprise économique anticipée. 

Malgré la nouvelle encourageante, il reste que ce chiffre est bien plus élevé qu’en période normale, ou prépandémique, lors de laquelle le pourcentage d'organisations qui prévoyaient un gel salarial tournait autour de 3 %. 

Ces chiffres proviennent d’un sondage effectué en novembre auprès de 300 organisations, qui a été diffusé lundi par la firme Normandin Beaudry. 

C’est en Ontario que les organisations ont démontré une plus grande prudence, ou méfiance, alors que 10 % des organisations sondées prévoient un gel salarial cette année. 

Le secteur de la fabrication, tel qu’illustré par Normandin Beaudry, est particulièrement optimiste : l’été dernier, 10 % des organisations sondées dans ce secteur avaient effectué un gel salarial pour 2020. Au mois de novembre, la tendance s’était entièrement renversée, et aucune organisation ne pensait geler les salaires de ses employés en 2021. 

«Ce constat semble démontrer le retour à une certaine confiance quant aux perspectives économiques et la volonté des organisations de demeurer compétitives dans leur marché sans perdre de vue la rareté des talents», a commenté la firme dans le communiqué accompagnant son analyse. 

Le tableau n’est pas le même pour toutes les organisations. La taille d’une entreprise a une incidence directe sur les prévisions salariales. La tendance pointe même vers une dynamique inverse à la tendance générale. 

Sur ce point, les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour les organisations de 50 à 100 employés, elles sont 16 % à prévoir des gels salariaux pour l’année à venir, alors qu’elles n’étaient que 4 % à geler les salaires en 2020. Du côté des organisations de moins de 50 employés, 30 % prévoient un gel pour 2021, soit quasiment le double de l’été dernier, alors que 16 % des organisations avaient procédé à un gel de salaire. 

«En résumé, pour les plus petites organisations, la tendance est inverse [à la tendance générale de ne pas geler les salaires]. Puisque ces organisations ne représentent que 20 % de l’échantillon, leur tendance inverse ne renverse pas la tendance générale», a expliqué Marie Anik Aussant, directrice du marketing et des communications de Normandin Beaudry.