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Des Leafs modestes

Les gros canons de l’équipe torontoise cherchent à tempérer les attentes en ce début de saison

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Photo AFP

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TORONTO | Sur papier, les Maple Leafs de Toronto ont une équipe susceptible de réaliser de grands exploits. Ils ont trois des meilleurs attaquants de la LNH, qui ont tous un salaire de plus de 10 millions, en Auston Matthews, Mitchell Marner et John Tavares.

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 Depuis l’arrivée de Tavares à Toronto en 2018-2019, les Maple Leafs rêvent de soulever la Coupe Stanley, un exploit qui échappe à cette concession depuis 1967. 

Avant Tavares, c’était l’embauche de Mike Babcock au début de la saison 2015-2016 qui devait éventuellement guider les Leafs vers la terre promise. Si Tavares a encore un rôle clé, Babcock a perdu son emploi au début de la dernière saison au profit de Sheldon Keefe derrière le banc. 

Mais il y a une réalité qui perdure à Toronto : les Maple Leafs n’ont toujours rien gagné malgré des attentes élevées au cours des dernières saisons. 

En août dernier, l’équipe à la feuille d’érable bleue a perdu en cinq matchs (trois de cinq) au tour des qualifications contre les Blue Jackets de Columbus. 

Au printemps 2019, les Leafs ont subi l’élimination en sept matchs contre les Bruins de Boston au premier tour des séries. Au printemps 2018, les Leafs ont aussi perdu en sept matchs contre les Bruins au premier tour. Au printemps 2017, c’était un autre revers au premier tour des séries, mais en six matchs contre les Capitals de Washington. 

Pour retrouver la dernière fois où les Leafs ont franchi le premier tour des séries (victoire contre les Sénateurs), il faut reculer à 2004. Matthews et Marner avaient respectivement six ans et sept ans à cette époque. 

Constance

À la veille de ce match d’ouverture contre le Canadien, les gros canons des Maple Leafs ont rencontré la presse en visioconférence. Matthews, Tavares, le défenseur Jake Muzzin et le gardien Frederik Andersen ont tour à tour répondu aux questions à leur sortie d’un entraînement sur la glace du Ford Performance Center. 

Les quatre joueurs ont refusé de se projeter trop loin dans le futur. Il n’y a eu aucune promesse, même si plusieurs journalistes du Canada ont prédit que les Leafs termineront l’année au sommet de la division Nord (canadienne). 

« Nous avons hâte à cette nouvelle saison, a dit Tavares. Une autre année, une autre occasion de se battre pour la Coupe Stanley. J’aime notre groupe. Nous voulons accomplir de belles choses. Mais je garde une mentalité d’un jour à la fois.

« Nous devrons rester constants. À mes deux premières saisons à Toronto, nous avons connu des séquences incroyables où nous pouvions dominer la LNH, mais ça ne durait pas assez longtemps, a poursuivi le capitaine. Nous aimerions obtenir l’avantage de la glace en terminant premiers de notre division. Mais, il y aura beaucoup de travail puisque c’est une division très compétitive. Pour y parvenir, il y a trois thèmes qui reviennent souvent à l’intérieur de notre vestiaire : la constance, trouver des façons de s’adapter et répondre à l’adversité. »

Dans le présent

On sait une chose, les Leafs marqueront encore beaucoup de buts. Même si Joe Thornton, à 41 ans, ouvrira la saison à l’aile gauche de Matthews et de Marner. À la défense, T.J. Brodie et Zach Bogosian solidifieront un groupe assez mince mené par Morgan Rielly et Muzzin.  

Andersen pourrait faire une différence importante devant le filet. Le Danois de 31 ans est capable du meilleur comme du pire. 

Questionné à savoir comment il décrirait une bonne saison pour lui, Andersen a offert une réponse axée sur le présent. 

« C’est une bonne question. Je ne m’en soucie pas trop présentement. Je me concentre sur le présent, c’est mon unique objectif, a affirmé Andersen. Les autres questions représentent des distractions. Elles ne servent à rien. Pour accomplir de grandes choses, il faut rester dans le présent. » 

L’objectif ultime

Brendan Shanahan, le président des Maple Leafs, s’est éloigné un brin des réponses des joueurs en faisant allusion à un seul et unique but. 

« On ne dira pas ici aujourd’hui et on ne décidera pas aujourd’hui quel seuil nous considérerions comme un succès ou non à la fin de l’année. Il est important que nos joueurs gardent leur concentration sur un seul objectif, et c’est l’objectif ultime. »