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Fido a la cote

Depuis le début de la pandémie, les Canadiens ont adopté près de 7 millions d’animaux de compagnie. Et comme le coût de la nourriture pour un animal de compagnie peut varier entre 20 et 60 dollars par mois, sinon plus, cela pourrait devenir l’une des plus grandes occasions de croissance de notre industrie alimentaire à la suite de la pandémie.
Photo Agence QMI, MAXIME DELAND Depuis le début de la pandémie, les Canadiens ont adopté près de 7 millions d’animaux de compagnie. Et comme le coût de la nourriture pour un animal de compagnie peut varier entre 20 et 60 dollars par mois, sinon plus, cela pourrait devenir l’une des plus grandes occasions de croissance de notre industrie alimentaire à la suite de la pandémie.

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Selon un récent rapport de Narrative Research, 18% des Canadiens ont déclaré avoir eu un nouvel animal de compagnie depuis le début de la pandémie. En d’autres termes, plus de 6,8 millions d’animaux de compagnie ont été adoptés depuis le mois de mars 2020. Ce nombre peut pratiquement s’ajouter aux 16 millions et plus de chats et de chiens que les Canadiens avaient déjà en 2019, avant la pandémie. C’est beaucoup d’animaux! Et puisque, malgré le couvre-feu, les personnes qui ont un animal de compagnie peuvent sortir après 20h, la tentation de s’en procurer ou d’en louer un est forte. Toutefois, nourrir un animal domestique peut coûter de 20 à 60 dollars par mois!

Plus de 38% des gens de la génération Z (les personnes de moins de 24 ans) ont aussi adopté un animal de compagnie depuis le mois de mars 2020. L’ennui, le désir de compagnie et le fait que les gens aient été forcés de passer plus de temps à la maison expliquent probablement ces adoptions. Pourquoi ne pas avoir un nouvel animal de compagnie? Question logique. Plus important encore, les chances que les jeunes adoptent plus d’animaux à l’avenir sont très élevées. Le marché canadien des animaux de compagnie est actuellement très différent de celui d’avant la COVID-19, et il est fort probable que cette situation dure un certain temps.

Ce marché représente un énorme potentiel de croissance pour la restauration. D’ailleurs, les animaux de compagnie influencent déjà le marché. Avec les confinements qui se multiplient, les services au volant signifient que les animaux domestiques peuvent facilement accompagner leurs maîtres dans leurs sorties pour prendre un café, un repas ou une collation. Et certains paient même la traite à leur chien en cours de route.

Avant la pandémie, 91% des Canadiens considéraient leur animal de compagnie comme un membre de leur famille. Après près de 10 mois de fermetures intermittentes, les relations de nombreux Canadiens avec leurs animaux ont peut-être évolué. Le secteur alimentaire devrait en tenir compte. Une hausse du nombre d’animaux de compagnie influencera les choix de restaurants de leurs propriétaires à l’avenir.

De nombreux restaurants interdisent toujours les animaux de compagnie dans les salles à manger, pour des raisons évidentes. Cependant, avec la pandémie, le marché des consommateurs qui désirent un espace sans animaux perd de son importance.

Il pourrait également devenir essentiel d’offrir un menu pour les animaux de compagnie afin d’attirer de nouveaux consommateurs à l’avenir. Cela ne conviendra pas à tous, mais, pour les points de vente très achalandés, le fait d’accueillir les propriétaires d’animaux et leur sympathique compagnon ne peut qu’aider. Une fois la pandémie terminée, il pourrait s’agir de l’occasion, pour les restaurateurs, de conquérir un nouveau marché.

La possibilité d’aider les gens à la maison à préparer de la nourriture pour leurs animaux de compagnie pourrait également être envisagée. Ainsi, un nouveau propriétaire pourrait recevoir les informations appropriées pour bien nourrir son animal, et l’industrie alimentaire pourrait aider les propriétaires existants à améliorer le régime alimentaire de leur animal, et peut-être même à économiser de l’argent. Des «trousses repas» pour animaux de compagnie, si vous voulez. Pourquoi pas?