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Nicaragua: Ortega plaide pour une relation d’«entente» avec Washington

Nicaragua: Ortega plaide pour une relation d’«entente» avec Washington
Photo d'archives, AFP

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Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a plaidé lundi pour une relation bilatérale d’«entente» avec le président élu américain, Joe Biden, après quatre années de tensions avec son prédécesseur Donald Trump.

«Nous appelons le gouvernement américain et en particulier le nouveau président Biden à travailler à une politique de respect et d’entente» envers le Nicaragua et l’Amérique latine, a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée.

«En prenant cette direction, les États-Unis gagneraient beaucoup en respect», a-t-il ajouté à l’intention de M. Biden, lequel doit entrer en fonction le 20 janvier.

M. Ortega, président socialiste au pouvoir depuis 2007, a entretenu des relations tendues avec Washington, qui a imposé des sanctions à plus d’une vingtaine de ses proches et de ses collaborateurs pour des faits de corruption et de violations des droits de la personne.

Ces sanctions ont été renforcées en 2018 après la répression par la force de manifestations appelant à la démission de M. Ortega, qui s’est soldée par un bilan de 320 morts, selon des organisations de défense des droits de la personne. L’intéressé affirme qu’il s’agissait d’une tentative de coup d’État.

Washington a inclus le Nicaragua dans ce qui a été baptisé la «troïka de la tyrannie», avec le Venezuela et Cuba.

M. Ortega a fait savoir aux États-Unis et à l’Union européenne, qui lui a également infligé des sanctions, qu’il leur faut «comprendre que nous n’acceptons d’être la colonie de personne; qu’ils nous laissent travailler».

Les États-Unis poussent pour une réforme de la loi électorale en vue de l’élection présidentielle prévue en novembre au Nicaragua, lors de laquelle M. Ortega devrait briguer un quatrième mandat.

Le président, sans évoquer sa possible réélection, a évoqué la «continuité» de son travail et a appelé à l’unité en vue d’une «nouvelle étape de révolution [et] de réconciliation».

M. Ortega, que ses opposants accusent d’autoritarisme, de corruption et de népotisme, a dirigé une junte à la tête du pays de 1979 à 1984, puis a été président de 1985 à 1990. Après 16 années passées dans l’opposition, il est revenu au pouvoir en 2007.