/lifestyle
Navigation

Rencontre entre le musicien Louis-Jean Cormier et le luthier Thierry André: quand la guitare devient une muse

Coup d'oeil sur cet article

 

En collaboration avec

Que se passe-t-il quand un guitariste comme Louis-Jean Cormier et un créateur de guitares uniques comme Thierry André se rencontrent? On assiste à une discussion fascinante sur l’importance de l’instrument pour un artiste.

Les capsules Tout un bagage, animées par le musicien Martin Léon, visent à mettre en lumière les facettes méconnues des métiers d’art. La rencontre entre le luthier Thierry André et le musicien Louis-Jean Cormier nous prouve une chose: pour créer, il faut se connecter à soi.

Un morceau de soi  

Le compositeur québécois sait nous toucher avec des chansons personnelles empreintes d’émotions. Bien souvent, on trouve dans ses textes des pensées réelles ou des histoires vécues. Pour le luthier, c’est le même phénomène qui se produit. Thierry André explique que sa vie intime et sa vie professionnelle sont interreliées. 

D’ailleurs, il a récemment conçu une guitare portant le nom de sa fille Clara. En son honneur, il a ajouté à l’œuvre un bout d’un de ses dessins: «C’est si subtil que cela ne dérangera pas l’acheteur... Je crois qu’il est possible de mettre une intention dans son travail, apporter une vision, comme quand tu crées un film.»

Les mathématiques au cœur du «beau»  

Chaque guitare qu’il conçoit est unique et se matérialise à partir d’un plan détaillé. Afin de fournir une œuvre attrayante visuellement, les mathématiques sont utilisées. «Je demande d’abord à mes clients la longueur de corde qu’ils désirent. Puis, la forme et les dimensions de la guitare sont décidées en fonction de cette mesure et de leurs besoins. Dans ce qu’on trouve généralement beau, il y a une logique mathématique derrière», insiste monsieur André.

Des guitares remplies de chansons  

Selon le bois utilisé pour la création de la guitare, le son diffère. Par exemple, un instrument en épinette ne génère pas la même sonorité qu’un autre en cèdre. Le luthier réussit-il à prévoir la sonorité future de l’instrument selon le bois, la forme et les épaisseurs choisis? «Je commence à le savoir, avoue-t-il, mais j’ai toujours une forme de surprise. C’est comme pour une histoire d’amour: même si ça fait 8 ans que tu es avec ta blonde, il va toujours y avoir des surprises», poétise-t-il.

De son côté aussi, Cormier reconnaît que chaque guitare est unique: «Peu importe l’instrument que tu as entre les mains au moment de créer, il va sortir quelque chose. Par contre, il y a des instruments qui ont plus d’idées à l’intérieur d’eux-mêmes. J’ai des guitares qui m’ont fait composer 42 tounes, et d’autres, aucune.» 

Les guitares seraient-elles des muses pleines de mélodies qui n’attendent qu’à être découvertes?

Pour tout voir et entendre de cette rencontre inspirante (avec, en prime, une prestation des deux artistes!), découvrez le balado Tout un bagage produite par le Conseil des métiers d’arts du Québec (CMAQ).

> Simon Boulerice et Isabelle Dupras: rencontre inspirante entre un auteur et une courtepointière

> Jean-Philippe Baril Guérard et Julie Bénédicte Lambert: les contraires et les similitudes d’un écrivain et d’une tisserande