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Acheter une voiture usagée: les 8 règles d'or

Acheter une voiture usagée: les 8 règles d'or
Marilyne Houde

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Vous magasinez un véhicule usagé et vous n’avez pas d’oncle «tripeux de chars» pour vous aider ? Pas de problème. Nous vous avons concocté un petit guide pour vous y retrouver.

1. Cerner ses besoins 

Allez-vous rouler en ville ou devrez-vous braver des routes de terre ? Devez-vous transporter des charges lourdes ? Allez-vous agrandir votre famille bientôt ? 

«Il ne faut pas se mentir et se convaincre qu’on a besoin d’un VUS parce que de temps en temps, on fait un tour à la quincaillerie», croit Jesse Caron, expert automobile chez CAA-Québec. 

Il ajoute que pour des occasions précises comme un voyage en famille, il y a toujours moyen de louer un véhicule plus spacieux, le temps de quelques jours. 

2. Établir un budget 

Maintenant que vous avez déterminé le type de véhicule dont vous avez besoin, il faut établir un budget. 

Frédérick Goupil, courtier automobile chez Auto Imprest, croit qu’il vaut parfois mieux dépenser un peu plus lors de l’achat. 

«Si vous achetez un char de 5000 $, il se peut que vous ayez à payer 2000 $ ou 3000 $ en réparations dans les deux années suivantes et il aura déprécié. Ce n’est pas un bon investissement», explique-t-il. 

Outre les mensualités et l’essence, M. Caron ajoute qu’il y a des coûts auxquels on ne pense pas d’emblée. Il propose d’utiliser le Calculateur de coûts de CAA-Québec pour avoir une idée plus juste.

«On peut entrer le kilométrage qu’on effectuera et estimer les coûts d’essence. Cela calcule aussi la dépréciation, le coût moyen des assurances pour un profil type, les immatriculations... Ça donne vraiment un bon portrait», affirme-t-il. 

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Photo d'archives

3. Choisir son vendeur

Il faut maintenant choisir votre type de vendeurs. D’abord, il y a les grands revendeurs et les concessionnaires. 

L’avantage des concessionnaires? Ils sont soumis à des normes plus strictes, ce qui fait en sorte que les réparations importantes auront probablement déjà été effectuées. Bien qu’ils offrent du financement, il faudra cependant s’attendre à payer plus cher que si vous achetez d’un particulier.

Si vous optez pour un particulier, il faudra s’assurer que le propriétaire a conservé les factures d’entretien et trouver l’historique de la voiture, mais nous y reviendrons. 

«Un revendeur de confiance fera une plus grande partie du travail, tandis qu’acheter d’un particulier, ça demande plus de temps et d’efforts», pense Stephan Lalonde, directeur national des groupes et du Québec chez CARFAX.

Mentionnons également que les voitures achetées de particuliers ne bénéficient pas de la protection de la Loi sur la protection du consommateur.  

«Si jamais le moteur saute après deux semaines, il n’y a pas de garantie », avertit Frédérick Goupil. 

Par ailleurs, ce dernier rappelle qu’il peut aussi être intéressant d’avoir recours aux services d’un courtier automobile. 

« L’avantage c’est qu’il est neutre et il ne penche pas pour une marque en particulier. Il va vous proposer le bon produit pour le budget dont vous disposez », fait-il valoir.  

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Pascal Huot - stock.adobe.com

4. Choisir le bon modèle

Pour faire le meilleur choix, il faut mettre ses préjugés de côté. 

« Avant, on entendait souvent que les [voitures] japonaises étaient bonnes, les américaines étaient mauvaises et que les européennes allaient coûter cher. On ne peut pas être aussi tranché », explique Jesse Caron. 

Il arrive aussi que certaines marques ayant une bonne réputation connaissent de mauvaises cuvées. 

« Il y a toujours des modèles et des années qu’on ne peut pas toucher. Le camion Honda Ridgeline, par exemple, est connu depuis longtemps pour ses problèmes de transmission », renchérit M. Goupil. 

Pour plus d’informations, il est bien de consulter des palmarès comme celui de J.D. Power qui donne un indice de fiabilité après 3 ans. 

« Il faut aussi se méfier des voitures haut de gamme qui comportent beaucoup de relais électroniques. En vieillissant, ces relais peuvent faire défaut. Ils coûtent souvent cher à réparer et ce n’est pas tous les garagistes qui peuvent le faire », ajoute M. Caron. 

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5. Établir l’historique

Vous avez ciblé ce qui vous semble être une bonne offre ? Il faut maintenant «faire ses devoirs», dit Stephan Lalonde. 

«Il y a deux choses qui déterminent le prix d’un véhicule, sa valeur moyenne, mais aussi son historique unique», explique-t-il. 

Pour déterminer la valeur moyenne du modèle choisi, plusieurs outils d’estimation sont offerts gratuitement en ligne. 

Ensuite, on s’intéresse à l'historique du véhicule. On détermine s’il a eu plusieurs propriétaires, s’il a été accidenté ou encore s’il a fait l’objet de rappels. Pour environ 50 $, l’entreprise CARFAX peut vous fournir un rapport détaillé. 

6. Faire un essai routier

Ça y est : il faut maintenant essayer la voiture, mais pas n’importe comment. Commencez par déterminer un itinéraire représentatif des usages que vous en ferez, idéalement un trajet qui vous est familier. 

« Il faut voir comment la voiture se comporte en ville ou sur l’autoroute, essayer les freins et les accessoires, inspecter l’intérieur et l’extérieur », conseille Stephan Lalonde.

« Il ne faut pas être gêné de prendre son temps pour essayer le véhicule. Il y a des vendeurs qui sont parfois pressés, mais une bonne demi-heure, ce n’est pas de trop », recommande quant à lui Jesse Caron. 

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7. Faire inspecter le véhicule

S’il y a une chose sur laquelle tous les experts insistent, c’est qu’il faut faire inspecter le véhicule par un mécanicien de confiance, peu importe si on l’achète d’un particulier ou d’un concessionnaire. Elle permet de révéler des problèmes mécaniques qui peuvent vous permettre de négocier le prix à la baisse ou encore de tout simplement laisser tomber l’achat. 

« Une inspection coûte en moyenne 150 $. Ce sont 150 $ qui peuvent vous permettre d’économiser beaucoup, croit M. Caron. Si on refuse que vous fassiez une inspection, il y a probablement anguille sous roche. » 

M. Goupil ajoute également qu’il vaut mieux éviter les voitures qui ont des problèmes impliquant le groupe motopropulseur, c’est-à-dire des ennuis reliés au moteur ou à la transmission.  

8. Finaliser la vente

Les étapes précédentes ont été concluantes ? Il ne vous reste qu’à négocier le prix final avec le vendeur si l’inspection a révélé des soucis mécaniques. 

Si vous achetez d’un particulier, il faudra se rendre dans une succursale de la SAAQ pour immatriculer le véhicule à votre nom. N’oubliez pas : tant et aussi longtemps ce n’est pas fait, c’est le vendeur qui sera tenu responsable si vous commettez une infraction ou si vous faites un accident. 

Il faudra finalement penser à assurer le véhicule. Au Québec, il est obligatoire d’avoir une assurance d’un montant minimum de 50 000 $. Si vous êtes intercepté par la police sans assurance, votre permis de conduire pourrait être suspendu et vous pourriez payer une amende importante. 

Sur ce, roulez l’esprit tranquille dans votre nouveau bolide usagé ! 

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