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Les excuses de Julien Lacroix ne font pas l’unanimité

Les aveux de Julien Lacroix ont déclenché une vague de réactions

ART-JULIEN LACROIX
Photo d'archives, Agence QMI Julien Lacroix

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Les excuses de Julien Lacroix, formulées mardi sur ses réseaux sociaux après six mois de silence, ne font pas l’unanimité. Si certains sont prêts à lui pardonner, d’autres ne souhaitent pas le revoir de sitôt dans la sphère publique.

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Sur la page Facebook de l’humoriste, qui comptait 193 000 abonnés avant la publication, mais qui en a perdu quelques milliers mercredi, les commentaires de gens qui louangent sa repentance sont nombreux. De l’autre côté, l’humoriste Rosalie Vaillancourt, qui a vivement dénoncé la prise de parole de son ancien ami, s’est aussi attiré des milliers d’appuis sur Facebook.  

Pour des experts en relations publiques, la sortie de Julien Lacroix, où il confessait son alcoolisme et disait avoir entrepris une longue thérapie, est un premier pas vers sa rédemption.  

«Il fait partie d’une stratégie reconnue en relations publiques et en relations humaines : faute avouée est à moitié pardonnée. Il veut donner une image de repentant», analyse l’expert en relations publiques et professeur à l’Université Laval, Bernard Dagenais. 

«Il faut savoir que tous ceux qui suivent des cures de désintoxication, une des phases est de faire un “coming out”, ajoute-t-il. On leur demande de sortir publiquement pour être pris avec leur engagement et ça aide à conserver celui-ci, dans son cas, de quitter la drogue et l’alcool. Ils font un pas pour se donner l’obligation de se guérir.»  

Pour Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l’UQAM, «c’est clair qu’il y a des gens qui le conseillent dans la démarche, dit-il. Ce qu’on voit, c’est qu’il y a quand même une démarche de réflexion.» 

Il soutient qu’admettre ses fautes est la première étape, mais qu’ensuite, le public devra avoir les garanties qu’il ne recommencera plus.  

Retour possible?

Son retour sur les planches n’est pas pour demain, avancent les deux experts contactés par Le Journal

«C’est une réputation qui va le suivre longtemps», fait valoir Bernard Motulsky. Cependant, Bernard Dagenais croit que Julien Lacroix a «une petite chance de se construire un capital de sympathie».

Mardi, l’humoriste Rosalie Vaillancourt a soulevé que des rumeurs persistantes circulaient selon lesquelles Julien Lacroix préparerait son retour à la vie professionnelle, en coulisses.

Son frère Mathieu Lacroix, qui occupe un poste de gérant et chargé de projets développement et productions chez KoScène, a pris en charge les demandes concernant son frère, mais a précisé au Journal, par courriel, qu’aucun projet professionnel n’était en branle. Il a également souligné qu’il s’occupait des affaires de son frère «à titre personnel et familial», et non pour le compte de KoScène.  

En entrevue au Journal, le fondateur de KoScène, Louis Morissette, a fermement assuré qu’il n’y avait aucun lien professionnel entre Julien Lacroix et sa compagnie. Il comprend bien, toutefois, que son employé veuille venir en aide à son frère.  

Louis Morissette a ajouté avoir eu une discussion avec Julien Lacroix à la suite de sa publication. 

«J’avais des questions à lui poser. Mais il n’a jamais été question de travail. Il n’a jamais été question d’un retour. On a parlé de sa démarche personnelle. Je connais Julien, je connais Mathieu, j’ai travaillé avec leur mère. Je suis au courant de plusieurs aspects de leur vie familiale pas simple. La discussion qu’on a eue a été autour des démarches humaines que ce jeune homme-là devra faire. Et non sur un retour prématuré. Il a des affaires à régler avant d’aller là.»