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Trump banni de Twitter: une bonne chose

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Les réactions sont nombreuses depuis que Twitter a annoncé qu’il bannissait indéfiniment le compte de Donald Trump.

Certains s’insurgent contre cette suspension du président américain. 

Ce serait un autre cas de censure de la parole dérangeante, qui sort des normes édictées par le politiquement correct. 

Ces gens, qui défendent la présence de Trump sur Twitter, utilisent un raccourci tout aussi dérangeant : la parole de Trump, en marge des événements du Capitole, n’est pas une parole tolérable ou démocratique. 

C’est une parole criminelle, séditieuse, incitant à la guerre civile, niant les bases mêmes de la démocratie en refusant de reconnaître les résultats d’une élection.

C’est cela que Trump alimentait, juste avant que des casquettes rouges, des Vikings, des Américains arborant des chandails « Auschwitz » et des drapeaux confédérés pénètrent avec violence dans le Capitole. 

C’est une parole qui est responsable de cinq morts et qui a mené à une insurrection envers l’institution démocratique la plus importante des États-Unis. 

Entreprises privées

Rappelons-nous une évidence : Twitter est une entreprise privée. 

Alors non seulement ils ont le droit d’agir, mais ils ont la responsabilité d’encadrer leur plateforme et d’empêcher la diffusion de discours haineux. Ce qu’ils n’ont pas fait depuis 15 ans.

Résultat ? Par leurs algorithmes et leur absence de règlements, les médias sociaux sont devenus des lieux de radicalisation et d’endoctrinement.

Les médias sociaux ont permis des détournements démocratiques par Cambridge Analytica.

Ils ont permis la montée du populisme autocratique de Donald Trump, et de ses petits frères : les complotismes délirants à la QAnon. 

Ils ont permis la prolifération d’un islamisme meurtrier, dont le professeur français Samuel Paty est la plus récente victime. 

Ils ont permis la radicalisation et la xénophobie d’Alexandre Bissonnette, à la mosquée de Québec en 2017.

C’est cela la face sombre de la non-réglementation des médias sociaux depuis leur création.

Alors si, aujourd’hui, on serre la vis pour contrer ces phénomènes, cela ne peut qu’être une bonne chose pour l’avenir de nos démocraties.