/news/society
Navigation

«Bye bye Montréal» : les régions en profitent

«Bye bye Montréal» : les régions en profitent
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

La pandémie a fait particulièrement mal à Montréal, selon les plus récentes statistiques démographiques, qui confirment que plusieurs citadins se sont extradés vers la banlieue et les régions dans la dernière année.

À travers le Québec, l’île de Montréal est l’un des endroits où la croissance démographique a été la moins soutenue entre juillet 2019 et juillet 2020, avec un taux d’accroissement d’à peine deux pour 1000 habitants.

Il s’agit d’un revirement de situation spectaculaire, puisque dans les dernières années, la métropole était l’une des régions où la population augmentait le plus rapidement.

Ce grand bouleversement s’explique par le fait que près de 36 000 Montréalais ont récemment fait le choix de déménager vers une autre région, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) publiées jeudi.

Sans surprise, cet exode urbain se fait surtout au profit des Laurentides et de Lanaudière, où l’explosion du marché immobilier a fait l’objet de nombreux reportages depuis le début de la crise de la COVID-19.

La couronne nord de Montréal connaissait déjà une croissance démographique importante avant la pandémie, mais cette année, la hausse est encore plus notable.

Lanaudière a enregistré un taux d’accroissement de 16,6 pour 1000 personnes, alors que ce chiffre atteint 17,7 pour les Laurentides.

  • Écoutez la chronique de Gilles Proulx au micro de Richard Martineau sur QUB radio:

Exode urbain à Québec

Le bilan de l’ISQ laisse entendre que ce phénomène existe aussi dans la grande région de Québec, mais de manière moins marquée.

La Capitale-Nationale, qui comprend la Ville de Québec, a vu son taux d’accroissement baisser en 2019-2020.

Pendant ce temps, la région voisine de Chaudière-Appalaches a noté un taux d’accroissement avoisinant les 9 pour 1000, soit presque deux fois plus que ce à quoi on avait été habitué lors des années précédentes.

Population en hausse en régions

La pandémie ne profite pas qu’aux régions limitrophes des grands centres; les territoires les plus éloignés sont arrivés à freiner le fléau de l’exode régional qui les touche depuis des années.

La Côte-Nord est le seul endroit au Québec où la population a baissé durant la pandémie, mais la région a perdu beaucoup moins d’habitants que lors des années précédentes.

La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, ainsi que le Bas-Saint-Laurent, ont renoué avec des chiffres positifs.