/news/currentevents
Navigation

Graffitis haineux sur une synagogue: l’accusé aurait menacé d'y mettre le feu

L’accusé pourrait avoir des troubles psychiatriques

Coup d'oeil sur cet article

L’homme qui aurait peint des croix gammées sur les portes d’une synagogue de Westmount, mercredi, souffrirait de troubles psychiatriques, si bien qu’il sera évalué par des experts sur son aptitude à comparaître devant la cour. 

• À lire aussi: Une synagogue de Westmount visée par des graffitis haineux

Le geste antisémite allégué d’Adam Riga, 28 ans, avait causé l’émoi et avait même incité le premier ministre du Québec, François Legault, à dénoncer ce comportement. Son homologue fédéral, Justin Trudeau, avait quant à lui qualifié l’acte « d’absolument odieux ».

La communauté juive avait pour sa part dénoncé une attaque qui « vise l’ensemble de la communauté et tous ceux qui adhèrent aux principes de civilité et de tolérance », selon le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) Québec.

Problèmes mentaux

Or, les premiers éléments d’enquête laissent croire qu’il s’agit plus d’une personne atteinte de troubles mentaux que d’un néonazi. 

Riga a comparu jeudi au palais de justice de Montréal, mais il n’a pas été accusé, pour le moment, d’incitation à la haine ou de méfaits. 

À la place, il fait face à des chefs d’accusation d’avoir eu en sa possession du matériel incendiaire, soit un bidon d’essence et un briquet, ainsi que d’avoir menacé de mettre le feu au lieu de culte, situé sur le chemin de la Côte-Saint-Antoine.

Aptitude

Il avait été arrêté grâce à un garde de sécurité présent à l’intérieur de l’immeuble, qui avait vu sur des caméras de surveillance une personne peindre les graffitis haineux. 

La police était rapidement intervenue pour arrêter Riga.

Lors de l’audience jeudi, il a été convenu que Riga soit rencontré par des criminologues de l’urgence psychosociale, afin de vérifier son aptitude à comparaître. 

Cette étape, relativement sommaire, consiste essentiellement à s’assurer qu’un accusé comprend la situation dans laquelle il se trouve.

Si des tests plus poussés sont nécessaires, Riga pourrait être envoyé à l’Institut Philippe-Pinel, où des psychiatres procéderont à une nouvelle évaluation.

Il reviendra à la cour vendredi, pour la suite des procédures.