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La COVID nous plonge dans un long brouillard

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La guerre que nous menons présentement à la COVID-19 est marquée, comme dans toutes les guerres, par un manque d’informations sur nous, sur notre adversaire, sur nos capacités et sur nos objectifs.

Pour le général prussien Carl von Clausewitz, cet état d’esprit, en plein combat, serait comme un brouillard de guerre : « La grande incertitude [liée au manque] d’informations en période de guerre est d’une difficulté particulière parce que toutes les actions doivent dans une certaine mesure être planifiées avec une légère zone d’ombre qui [...] comme l’effet d’un brouillard ou d’un clair de lune donne aux choses des dimensions exagérées ou non naturelles. »

Nos élus

En mars dernier, la pandémie a plongé nos élus dans le brouillard en deux temps, trois mouvements. 

Nos gouvernements ont commencé à agir contre nature dans une époque où on demande normalement de la transparence et de la cohérence. Ils sont, en toute conscience, prêts à tourner les coins ronds au nom de la pandémie.

Par exemple, le manque de débats mène à des erreurs comme le fameux 1000 $ pour les voyageurs qui doivent faire une quarantaine. Une faille qui aurait pu être évitée, si on n’avait pas approuvé le projet de loi en seulement cinq jours.

C’est même rendu presque impossible pour l’opposition, autant à l’Assemblée nationale qu’à la Chambre des communes, de poser des questions sur les mesures mises en place sans se faire accuser d’être des complotistes.  

Retour du soleil

Un jour, nous allons revoir le soleil et sortir de cet état de dormance. Il y a fort à parier que ça va arriver quand la grande majorité des Canadiens sera vaccinée. 

Cependant, quand on regarde de plus près la vaccination, nos gouvernements semblent, là aussi, être dans la brume. 

Mais ce brouillard les avantage, car les grands perdants sont surtout les partis d’opposition pour le moment.