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COVID-19: les tests rapides pour prévenir les éclosions dans les écoles

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Les profs ne s’expliquent pas que 2,4 millions de tests de dépistage rapides de la COVID-19 soient tablettés, alors que les écoliers reprennent le chemin des classes, des lieux à haut risque d’éclosion.

«Elle est où la logique d’avoir des tests dans une quantité quand même phénoménale et ne pas les utiliser pour les écoles? On doit avoir des réponses là-dessus», lance Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Cette semaine, les élèves du primaire sont de retour sur les bancs d’école. Lundi prochain, ce sera au tour des adolescents du secondaire de revenir en classe. Des mesures sanitaires ont été ajoutées, mais le traçage des infections est loin d’être optimal.

Mme Éthier ne veut pas se substituer à la Santé publique, mais elle réclame une explication de la part des autorités au sujet des tests rapides inutilisés, qui sont pourtant homologués par Santé Canada et permettent de dépister la COVID-19 en 15 minutes. «C’est certain que ça serait pas mal mieux que rien!»

La présidente de la CSQ rappelle qu’au printemps dernier, le gouvernement et le Dr Horacio Arruda ont tardé à imposer le masque. Elle craint de revivre un épisode semblable avec les tests rapides. «Encore une fois, on leur tire l’oreille sur cette question-là», insiste-t-elle.

Même virus à Ottawa et au Québec

Le président de FAE signale que le virus est le même à Ottawa et au Québec. Si Santé Canada a donné son aval au test de dépistage rapide, pourquoi les autorités québécoises restreignent-elles son utilisation? s’interroge Sylvain Mallette.

«Il faut que le gouvernement nous explique pourquoi ces tests-là dorment dans les entrepôts du ministère de la Santé, alors qu’il y a des profs qui doivent attendre avant de pouvoir passer le test, attendre avant d’avoir des résultats et ça, ça conduit à des bris de services éducatifs», ajoute-t-il.

Fiabilité

En début de semaine, le ministre Christian Dubé a précisé que le dépistage se porte bien au Québec et que le recours aux tests rapides pour diagnostiquer massivement la COVID-19 dans les écoles et les milieux de travail n’est pas nécessaire à ce stade-ci. «En ce moment, on n’en a pas besoin», a-t-il dit, avant d’ajouter que ces appareils sont moins fiables que l’analyse en laboratoire.

Trois types de tests rapides sont disponibles, un test par amplification des acides nucléiques appelé ID NOW et deux tests antigéniques, Panbio et BD Veritor. Jusqu’à maintenant, seulement 6500 ont été utilisés.

Les libéraux de Dominique Anglade déplorent la stratégie du gouvernement caquiste et demandent que les tests rapides soient utilisés pour dépister les élèves et les travailleurs des secteurs d’activités qui demeurent ouverts. 

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