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Louer est plus avantageux qu’acheter, selon ce jeune retraité

Louer est plus avantageux qu’acheter, selon ce jeune retraité
Jeuneretraite.ca

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Si vous approchez la trentaine et que vous êtes toujours locataire, vous ressentez peut-être l’appel à la propriété. Jean-Sébastien Pilotte, un jeune retraité de 41 ans, croit que rester locataire est plus avantageux à long terme.  

Acheter une maison en 2021 ou en 1995 est loin d’être comparable. Les paramètres ont complètement changé depuis.  

«Pour la génération qui nous a précédés, acheter une maison était un no brainer, affirme le fondateur du blogue jeuneretraite.ca. C'était à peu près le meilleur moyen d'épargner, parce que c'est de l'épargne forcée.»  

Depuis plusieurs années, Jean-Sébastien pratique le frugalisme, mouvement aussi appelé F.I.R.E. (Financial independence, retire early). Il est devenu la figure de proue du mouvement au Québec, alors que son blogue attire plus de 10 000 visiteurs par mois. C’est grâce au frugalisme si sa conjointe Van-Anh Hoang et lui sont retraités depuis 2017.    

Dans son premier livre La retraite à 40 ans: Comment déjouer le système pour atteindre la liberté financière?, Jean-Sébastien Pilotte y va d’une recommandation qui diverge de ce que nous avons l’habitude d’entendre. 

«Une maison (ou un condo) dans un marché comme Montréal, avec le prix de l'immobilier, les taxes foncières, les taxes municipales, les frais d'entretien, les frais de démarrage, le notaire, l'inspection... Les gens ne calculent pas, mais toutes ces dépenses brûlent le rendement sur une maison», explique Jean-Sébastien.  

Selon sa théorie, ces dépenses supplémentaires font en sorte que vous paierez davantage en frais connexes que le rendement de votre investissement sur votre propriété. Le profit généré par votre propriété serait donc moindre que l’argent sauvé en demeurant dans un logement à prix raisonnable. 

Calculs à l’appui 

Ce ne sont pas que des paroles en l’air. Le jeune retraité l’a testé.  

«J’ai fait le calcul. Pour un couple qui achèterait un condo à Montréal de 350 000 $ par rapport à un couple qui vivrait dans un logement de 1000 $ par mois, le couple qui vit en logement aurait 91 000 $ de plus dans ses poches au bout de 10 ans», clame le retraité.   

Mais attention, pour que les calculs de Jean-Sébastien s’avèrent, vous devez investir la différence de ce que vous coûterait votre propriété par rapport à votre appartement. Dans son cas, il gère seul son portefeuille de placements grâce à l’aide d’un robot-conseiller. Nous y reviendrons dans un instant.  

«Les rendements sont historiquement bons. Dans les 100 dernières années, nous sommes à un taux de rendement de 7% en moyenne. Quelqu'un qui vit dans un appartement à un prix raisonnable et qui a la discipline d'épargner va être nettement gagnant dans la plupart des cas.»  

L’épargne a la cote  

La pandémie a eu un effet monstre sur les habitudes financières des Québécois. Depuis l’an dernier, le taux d’épargne a grimpé en flèche. 

«Le taux d'épargne au Québec est passé de 6% à 20% l'été dernier, donc les gens ont enfin un peu d’épargne, explique Jean-Sébastien Pilotte. Avec les résolutions de la nouvelle année, les gens veulent investir, veulent comprendre comment ça fonctionne, alors il y a vraiment un engouement actuellement.» 

Mais pour épargner, les gens ne font plus confiance uniquement aux conseillers financiers, affirme-t-il. Il est désormais facile d’investir via des applications ou des robots-conseillers, comme Wealthsimple par exemple.  

«Il était temps, s’exclame Jean-Sébastien. Trop longtemps les conseillers financiers ont été la seule source d'éducation financière. Typiquement, les Québécois vont choisir un fond commun à la banque sans réaliser qu'ils vont payer 2% annuellement de frais de gestion sur un portefeuille qui génère un rendement moyen. Les plateformes de courtage, les applications comme Wealthsimple et les robots-conseillers font en sorte que c'est possible d'investir pratiquement sans frais (0,5%) et de façon très facile.» 

Cette montée en puissance des applications d’investissement personnel n’est cependant pas vue d'un bon œil par tout le monde. Mais il s’agit d’une évolution nécessaire, selon Jean-Sébastien. 

«Au même titre que les chauffeurs de taxi étaient en grogne contre Uber, je pense que les conseillers financiers sont en grogne contre les robots-conseillers, mais il reste que l'investisseur est gagnant parce qu'il peut maintenant investir facilement sans avoir énormément de connaissances. Juste en mettant un prélèvement automatique, tu peux t'enrichir comme ça...» 

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