/news/society
Navigation

Lutte contre le racisme: la nomination de Bochra Manaï est une «erreur», dit le gouvernement Legault

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement Legault qualifie «d’erreur» l’embauche, par la Ville de Montréal, de Bochra Manaï à titre de commissaire à la lutte contre le racisme, compte tenu de ses prises de position passées contre la Loi sur la laïcité de l'État.

• À lire aussi: Une commissaire sur le racisme qui divise

«Pour nous, il s’agit d’une erreur de la part de la Ville de Montréal. Le gouvernement du Québec fait déjà de la lutte contre le racisme une priorité, comme en témoigne le rapport déposé en décembre dernier», a indiqué le cabinet du premier ministre François Legault.      

  • Écoutez le politologue André Lamoureux sur QUB radio:    

Mardi, la Ville de Montréal a annoncé la nomination de Bochra Manaï, qui deviendra la première commissaire à la lutte au racisme et aux discriminations systémiques dès la semaine prochaine.

Ce poste a été créé pour faire suite aux recommandations d’un rapport déposé cet été qui montrait du doigt les lacunes de la Ville dans sa lutte à la discrimination.

Saluée par certains pour ses qualifications, la nomination de Mme Manaï a été décriée par d’autres pour son opposition à la loi sur la laïcité.

Elle est titulaire d’un doctorat en études urbaines et de deux maîtrises, et a été directrice d’un organisme qui lutte contre l’exclusion sociale dans l'arrondissement de Montréal-Nord.

En tant que porte-parole pour le Conseil national des musulmans canadiens, elle faisait toutefois partie des opposants qui ont mené la contestation de la loi 21 sur la laïcité devant les tribunaux.

Le procès de cette loi instauré par le gouvernement de la Coalition avenir Québec a pris fin à la mi-décembre. La décision ne sera pas connue avant la fin février.

  • Écoutez Antoine Robitaille et Caroline St-Hilaire sur QUB radio:

Au Parti québécois, on s’inquiète de voir cette nomination «diviser» davantage la population.

«C'est inquiétant de voir qu'on a nommé à ce poste quelqu'un qui a qualifié la loi 21 de "suprémaciste" et que le poste réfère au "racisme systémique". Clairement, l'administration de la Ville a décidé d'utiliser des deniers publics pour imposer son idéologie, ce qui divisera davantage», a indiqué le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.