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Trois-Rivières: le site de l'ancienne Aleris pourrait contenir des munitions non explosées

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Des éléments potentiellement explosifs datant de la Deuxième Guerre mondiale pourraient toujours se trouver sur le site de l'ancienne usine d'aluminium Aleris à Trois-Rivières. 

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C'est la raison pour laquelle le bâtiment qui abritait un laboratoire reste debout alors que le reste du complexe a été complètement démoli.

Le ministère de l'Environnement qui gère le site avait détecté la présence sous cette dépendance d'une salle scellée.

«Il y a possibilité qu'il y ait présence de munitions à l'intérieur de cette salle qui est maintenant remplie de sable», a indiqué le ministère.

Durant la guerre de 1939-1945, l'usine avait produit de l'aluminium destiné à la fabrication d'avions de combat. On y avait également fabriqué des munitions qui étaient expérimentées dans des couloirs souterrains bétonnés.

«Les probabilités sont assez présentes pour qu'on ne prenne aucune chance avec ça», a ajouté la ministre et députée du comté de Champlain, Sonia LeBel.

Il ne faut pas s'étonner que de l'armement ait été fabriqué dans cette usine. La ville de Cap-de-la-Madeleine, maintenant fusionnée à Trois-Rivières, avait joué un grand rôle au soutien de l'effort de guerre.

«Comme la guerre est arrivée, les usines, la future Norton, la future Reynolds, la future Tooke, se sont converties à l'industrie de guerre. Ça a multiplié les emplois», a relaté l'historien François Roy.

Le ministère de l'Environnement a lancé un appel d'offres pour trouver une firme qui ira valider la présence de munitions non explosées et démolira le bâtiment. Cet extra pourrait coûter jusqu'à un demi-million de dollars.