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La fin du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique

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La pandémie a donné le coup de grâce au Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique.

Le projet, initié par le maire de Québec, Régis Labeaume, avec ses homologues de Moncton et de Lafayette, est maintenant chose du passé. 

«En raison de la pandémie et considérant la difficulté de maintenir les villes membres engagées, la Ville a mis fin au financement qu'elle accordait au Centre de la francophonie des Amériques pour l'opération du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amériques. Il s'agit donc de la fin du Réseau tel que développé au cours des dernières années», a confirmé le porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien. 

Le Réseau visait à regrouper les villes francophones ou qui ont un passé francophone. L’un des objectifs était de mettre sur pied des circuits touristiques reliant les villes membres. Ces circuits devaient permettre aux touristes de planifier une expérience de voyage pour découvrir l’Amérique francophone.  

Or, avec le contexte de la pandémie de COVID-19, la Ville de Québec a décidé de mettre fin à l’entente qui la liait au Centre de la francophonie. Celui-ci était mandaté pour assurer le fonctionnement et de développement du Réseau depuis 2018. Cette semaine, le comité exécutif de la Ville a confirmé la décision de ne pas reconduire sa participation financière.  

L'entente prévoyait une contribution de 250 000 $ de la Ville de Québec, sur trois ans. 

«Considérant le contexte de la pandémie de la COVID-19 et la difficulté à maintenir les villes membres engagées dans le Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique, les parties ont convenu, d'un commun accord, qu'il était difficile de conserver les engagements financiers en place et qu'il était nécessaire de procéder à la résiliation de l'entente. Celle-ci prendra donc fin le 31 décembre 2020», écrit l’instance dans un sommaire publié vendredi.  

Le Centre de la Francophonie prendra la relève pour «permettre aux villes, plus spécifiquement en milieu minoritaire, de se réapproprier leur héritage francophone», a indiqué M. O’Brien.  

«Quant à la Ville de Québec, elle pourra poursuivre ses liens avec ces villes, notamment Moncton et Lafayette, à travers par exemple des projets culturels qu'elle mènera avec elles directement.»