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Mexique: pas de poursuite judiciaire contre un ex-ministre accusé de narcotrafic par Washington

Sur cette photo de 2016, le président mexicain serre la main du général Salvador Cienfuegos (à droite).
Photo d'archives, AFP Sur cette photo de 2016, le président mexicain serre la main du général Salvador Cienfuegos (à droite).

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L’ancien ministre mexicain de la Défense Salvador Cienfuegos, accusé de trafic de drogue aux États-Unis où il a été incarcéré entre octobre et novembre, ne sera pas poursuivi par la justice de son pays, a annoncé jeudi le parquet mexicain.

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Le parquet «a décidé du non-exercice de l’action publique» au bénéfice du général Cienfuegos, a-t-il indiqué dans un communiqué dans lequel il assure n’avoir pas trouvé de preuves incriminant l’ancien ministre.

Le parquet a déclaré être arrivé à «la conclusion que le général Salvador Cienfuegos Zepeda n’a jamais eu aucune rencontre avec les membres de l’organisation criminelle sur laquelle les autorités américaines ont enquêté».

«Il n’a pas eu non plus quelque communication que ce soit avec eux, et n’a pas accompli d’actes tendant à protéger ou à aider ces individus», a ajouté le parquet mexicain.

Le général Cienfuegos avait été arrêté par les autorités américaines le 15 octobre à Los Angeles alors qu’il arrivait pour des vacances avec sa famille.

La justice américaine l’a accusé de trafic de drogue et de blanchiment d’argent pour avoir supposément aidé un cartel de la drogue appelé H-2 à «faire entrer illégalement aux États-Unis des milliers de kilos de cocaïne, d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana».

Mais le Mexique a protesté pour ne pas avoir été informé de l’enquête menée contre son ancien ministre de la Défense par la DEA, l’agence anti-drogue américaine.

Une juge de New York a alors accepté une demande inhabituelle du gouvernement américain de retirer les accusations contre le général Cienfuegos, de le laisser rentrer au Mexique et de confier à la justice mexicaine le soin de mener l’enquête.

Dans son communiqué, le parquet mexicain indique encore qu’il n’a trouvé «aucune preuve» que Cienfuegos, ministre de la Défense de 2012 à 2018, ait utilisé «un quelconque équipement ou moyen électronique» pour «favoriser» des délinquants, «ni qu’il ait émis un quelconque ordre» à cet effet.

Enfin, il n’existe pas d’indices «d’une obtention de revenus illégaux ou d’un accroissement de son patrimoine hors de la normale», déclare le parquet.