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Romanov apprend vite

«Mes parents étaient fiers de moi, ils m’ont dit que j’avais bien joué.» – Alexander Romanov

Pratique du Canadien
Photo Ben Pelosse Le défenseur recrue Alexander Romanov s’est très bien tiré d’affaire à son premier match avec le Canadien

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Alexander Romanov a parfaitement géré sa nervosité à ses débuts dans la Ligue nationale. Jeff Petry est celui qui a le mieux décrit les débuts du jeune défenseur dans l’uniforme du Canadien. 

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« Si tu regardais le match sans le connaître, tu ne pouvais pas savoir que c’était son premier match dans la LNH, a dit Petry vendredi, après l’entraînement du CH à Edmonton. Il est calme, il se déplace avec confiance, il est rapide, il est robuste et il aime avoir la rondelle sur la palette de son bâton. Plus le temps passera et plus il sera un très bon défenseur pour notre équipe. »

Romanov a réalisé une autre sorte de première à la veille d’un duel contre Connor McDavid, Leon Draisaitl et les Oilers d’Edmonton. Pour la première fois depuis le début du camp d’entraînement, le Russe de 21 ans a rencontré les journalistes montréalais lors d’une visioconférence. 

Heureux de son départ

En matinée, Paul Wilson, le vice-président principal aux affaires publiques et communications du CH, lui avait offert quelques conseils en partageant un déjeuner dans une salle du luxueux JW Marriott, au centre-ville d’Edmonton. 

« Quand je lui ai dit qu’il parlerait aux journalistes, il m’a regardé avec de grands yeux », a dit Wilson. 

Une fois assis sur sa petite chaise et devant une caméra, le numéro 27 du CH avait trouvé une autre façon d’enfouir sa nervosité. Il était souriant et il a répondu à toutes les questions dans un anglais très respectable. 

Il a décrit ses émotions tout juste avant de sauter sur la glace du Scotiabank Arena de Toronto. 

« J’étais plus excité qu’autre chose. C’était mon premier match, alors il y avait un peu de nervosité. Je ne savais pas à quoi m’attendre de la LNH. Mais c’était ok, c’était bien. » 

Le choix de 2e tour du CH en 2018 a aussi reçu la bénédiction de ses parents. 

« J’ai parlé à mes parents après la rencontre. Ils étaient fiers de moi. Ils m’ont dit que j’avais bien joué. C’est un bon départ. »

Stanislav Romanov, le paternel, a certainement aimé la passe de fiston qui a mené au but de Tomas Tatar, en deuxième période. C’était du grand art. 

Pratique du Canadien
Photo Ben Pelosse

Confiant, pas arrogant

Mercredi soir, au Scotiabank Arena de Toronto, Romanov a joué 21 min 30 s contre les Maple Leafs. Seuls le capitaine Shea Weber (24 min 2 s) et Petry (23 min 43 s) ont passé plus de temps sur la glace. 

Il a rapidement gagné la confiance de Claude Julien. En plus de son tour régulier avec Brett Kulak à cinq contre cinq, il a aussi joué à la pointe au sein de la deuxième vague en supériorité numérique et il a fait quelques présences en infériorité numérique. 

« C’était très bien de jouer de grosses minutes, a mentionné Romanov. Je restais dans le match, je me sentais bien. »

Avant la rencontre à Toronto, Julien lui avait glissé quelques mots à l’oreille pour lui rappeler d’avoir du plaisir et lui dire qu’il se souviendrait toujours de son premier match. Une fois derrière le banc, l’homme de 60 ans n’a pas été déçu de son jeune joueur. Il a passé le test contre Auston Matthews, Mitch Marner, John Tavares et les autres membres des Leafs. 

« Comme coach, on identifie la confiance versus l’arrogance, a expliqué Julien. Il est confiant, mais il veut aussi apprendre et s’améliorer. On l’a souvent dit, il semble prêt et rien ne le dérange. Et il y a l’ignorance. Il connaît les joueurs, mais il n’en a pas encore peur. Samedi, quand il va voir McDavid utiliser sa vitesse, il va réaliser qu’il ne peut pas se faire prendre loin contre lui. Il apprendra encore des choses. »