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Course au stationnement avant le couvre-feu de 20h

Le défi déjà pas facile a été encore plus complexe dimanche pour plusieurs Montréalais

ENT-Photos d’atmosphere après la tempête à Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Les Montréalais, comme ceux-ci sur la rue de La Roche, ont mis leur dos à rude épreuve dimanche en déplaçant cette neige très lourde.

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Les Montréalais ont dû sortir leur pelle plus tôt qu’à l’habitude pour déplacer leur voiture en raison du couvre-feu et de l’opération de déneigement des rues qui débutait dimanche.

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« Même sans la neige, c’est toujours difficile de trouver un stationnement. Alors avec la neige... », désespérait Kirsten Anker, à qui il restait quelques heures pour trouver un nouvel espace pour sa voiture dans le Mile-End. 

Le casse-tête des automobilistes est le même après chaque tempête, mais il est complexifié cet hiver par le télétravail, le confinement et maintenant le couvre-feu. 

Tout en déblayant son VUS noir, Sakie Xinidakis prévoyait déjà rentrer une demie-heure plus tôt que prévu pour s’assurer de trouver un stationnement dans le quartier avant que sonnent 20 h. 

« Des fois, je dois faire le tour pendant 20 minutes, alors je ne voudrais pas avoir une amende parce que je suis arrivé cinq minutes trop tard », illustre-t-il, en redoutant les interdictions de stationner. 

Plus tôt dimanche, le Service de police de la Ville de Montréal a assuré que ses agents feraient preuve de discernement dans l’application du couvre-feu en prévision des opérations de déneigement. 

La Ville a d’ailleurs ajouté plus de 3000 espaces de stationnements gratuits et devancé son interdiction de stationner de 20 h à 19 h pour permettre aux citoyens de déplacer leur véhicule plus facilement et dans les temps.

Lourde tâche

Pendant ce temps, Montréal s’efforce de faire disparaître au plus vite les 25 centimètres qui sont tombés samedi. 

En temps normal, 96 heures sont nécessaires pour nettoyer toutes les rues de la métropole après une telle bordée. 

Dimanche, l’opération de chargement de la neige se concentrait sur les grandes artères et les alentours des hôpitaux tandis que des employés s’affairaient à nettoyer et sabler les trottoirs. 

« Notre crainte est que la neige se transforme en bloc de glace avec le front froid qui s’en vient », explique Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville. 

Prévoyants

Des citoyens ont eu la même intuition. 

« Moi, je me prends toujours d’avance, surtout quand on annonce -6 °C », affirme David Gossage, qui avait déblayé sa voiture, même si sa rue dans Outremont ne serait pas déneigée de sitôt. 

Sarah Fauteux, accompagnée de sa fillette, s’affairait à pelleter un peu plus loin pour les mêmes raisons. 

« C’est dur ! » s’est exclamée la jeune fille, qui s’était fait promettre un chocolat chaud pour ses efforts.