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Des doutes à dissiper sur la fiabilité du vaccin

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Photo AFP Une femme reçoit une injection contre la COVID-19, vendredi dernier, dans un stade de la ville de Foxborough dans le Massachusetts.

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La soudaine hésitation de la Norvège à vacciner les plus fragiles ne devrait pas remettre en question la fiabilité des vaccins ni la stratégie chez nous.

C’est ce qu’estime le virologue et professeur au Département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal, Benoît Barbeau. 

Pas de risque zéro

Le médecin-chef à l’Agence de médecine norvégienne, Sigurd Hortemo, a indiqué samedi que la fièvre et la nausée consécutives au vaccin Pfizer pourraient avoir contribué au décès de personnes âgées particulièrement fragiles. La Santé publique norvégienne demande donc aux médecins de bien évaluer les risques pour des patients dont la durée de vie restante est très courte.  

Les 13 victimes étaient toutes âgées de plus de 80 ans et avaient la santé fragile.  

Selon Benoît Barbeau, les vaccins peuvent effectivement entraîner des effets secondaires comme de la fièvre, des nausées et des rougeurs à une infime partie de la population. 

«Certains peuvent avoir une prédisposition à ces effets secondaires. Cependant, le vaccin est la voie la plus fiable afin de se sortir de cette pandémie. Le risque zéro n’existe pas dans la vie», juge-t-il.  

Selon lui, les vaccins actuellement sur le marché sont « probablement les vaccins les plus sécuritaires jamais créés». 

«Les autorités canadiennes surveillent de près la situation. On doit s’attarder aux taux de réussites plutôt qu’aux petites exceptions», ajoute-t-il. 

Benoît Barbeau demande à Québec d’accélérer plutôt la campagne de sensibilisation concernant les vaccins. 

Sensibiliser plus

Selon un sondage réalisé par la maison Léger en novembre dernier, 73 % des Québécois et 69 % des Canadiens ont affirmé qu’ils ont l’intention de se faire vacciner. 

«Il reste quand même une partie de la population à convaincre. Québec doit répondre aux interrogations des citoyens toujours incertains. Plusieurs ont peur que les vaccins aient été conçus trop vite ou s’interrogent sur la fiabilité de la technologie ARN», estime M. Barbeau. 

M. Barbeau juge que le gouvernement du Québec a accordé jusqu’à maintenant très peu d’importance à cette question «dans l’intérêt de tous». 

  • Écoutez l'entrevue de Benoît Barbeau à QUB radio.

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