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Erin O’Toole s’inquiète pour la fin de Keystone XL

OIL PIPELINE
Photo d'archives, Getty Images

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Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole craint la fin du projet de prolongement du pipeline Keystone XL aux États-Unis.

Plusieurs médias ont rapporté durant la fin de semaine que le nouveau président élu américain Joe Biden annulera les autorisations pour que ce projet aille de l’avant dès son investiture mardi.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Si c’est vrai, cette décision va dévaster des milliers des familles canadiennes qui sont déjà durement touchées par la crise économique. Il faut une reprise pour tous les Canadiens, partout au Canada, dans tous les secteurs – ce qui comprend le secteur énergétique. Keystone XL est un projet d’importance nationale qui soutient d’innombrables travailleurs des deux côtés de la frontière», a affirmé le chef conservateur par communiqué, dimanche soir.

«Alors que les deux pays doivent se concentrer sur la création d’emplois et le renforcement des relations bilatérales, je presse le premier ministre de communiquer immédiatement avec la nouvelle administration américaine pour empêcher que cela se produise, et de défendre les travailleurs, partout au Canada. Je presse également la nouvelle administration américaine de consulter notre premier ministre et les travailleurs touchés avant de prendre cette décision.», a-t-il ajouté. 

  • Écoutez la chronique économique d'Yves Daoust, chef de la section Argent du Journal de Montréal et du Journal de Québec, à QUB radio:  

Le pipeline censé transporter du pétrole de l’Alberta jusqu’au Texas a été autorisé par l’administration Trump juste avant l’élection. Le président élu Joe Biden a toutefois promis de revenir sur cette décision et de bloquer la construction de l’oléoduc.

Le gouvernement albertain a lui-même un intérêt financier dans la réalisation de ce projet, puisqu’il est copropriétaire de TC Énergie, l’entreprise derrière l’oléoduc.

Il a mis 1,5 milliard $ dans la compagnie, en plus d’une garantie de prêt de plus de 6 milliards $, ce qui signifie que l'Alberta Petroleum Marketing Commission, une société d’État provinciale, s’est engagée à assumer la dette de la construction du pipeline.

Ce projet est depuis le début porté à bout de bras par le gouvernement albertain, mais le fédéral y est aussi favorable.