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Des repères à trouver pour Joel Edmundson

«Je sais que mon premier match n’était pas mon meilleur» – Joel Edmundson

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Photo USA Today Sports Josh Archibald, des Oilers, a été bousculé par Joel Edmundson derrière le filet du Canadien, samedi soir à Edmonton.

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Joel Edmundson a porté les couleurs de trois équipes en trois ans : les Blues, les Hurricanes et le Canadien. En trois ans, le gros défenseur de 6 pi 4 po et 227 lb a assimilé et étudié trois systèmes de jeu différents. Ça fait beaucoup d’informations pour un seul cerveau. 

Edmundson a aussi fait ses débuts avec le CH sans avoir la chance de jouer un seul match préparatoire. Il a donc sauté dans le bain aux côtés de Jeff Petry avec une mince préparation de huit jours à un camp, mais une expérience de plus de 300 matchs dans la LNH.

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À son premier match contre les Maple Leafs à Toronto, le Manitobain a passé pas mal de temps dans son propre territoire. À l’occasion, il semblait un peu perdu avec une couverture de zone, comparativement à un système homme à homme avec les « Canes ». 

« Je peux toujours être meilleur. Je sais que mon premier match n’était pas mon meilleur, a reconnu Edmundson à sa sortie d’un entraînement à Edmonton, hier [dimanche]. Il y a de petits trucs avec le système que je ne connaissais pas encore bien. Mais tant que je m’améliore tous les jours, c’est ça qui compte. »

Pour ses deux premiers matchs, Edmundson n’a pas reçu le plus doux des accueils pour un défenseur aux côtés de Jeff Petry. À Toronto, les deux défenseurs ont fait la majorité de leur présence contre les trios d’Auston Matthews ou de John Tavares, alors qu’à Edmonton, ils avaient les unités de Connor McDavid et de Leon Draisaitl dans les pattes. 

« Ce sont des duels qui t’excitent comme défenseur, a répliqué Edmundson. Je me retrouvais contre certains des meilleurs attaquants de la LNH. Mais comme nouveau, tu dois arriver avec une ouverture d’esprit. Je veux apprendre de nouvelles informations sur une base quotidienne. Au dernier match, j’étais plus solide qu’à mes débuts. Je devrai construire sur cet aspect. »

Contre le monstre à deux têtes des Oilers, Edmundson et Petry ont terminé la rencontre avec un excellent dossier de +3 dans un gain de 5 à 1. 

Du recul

Montréal restera toujours un marché exigeant. Sur les réseaux sociaux après le premier match contre les Leafs, il y avait déjà un vent de panique avec Edmundson. On pouvait y lire plusieurs commentaires négatifs. C’était la même histoire l’an dernier après les deux ou trois premiers matchs de Ben Chiarot. Marc Bergevin se faisait critiquer pour cette signature. 

Chiarot a rapidement fait taire ses dénigreurs, se hissant comme partenaire régulier à Shea Weber. 

Dans le cas d’Edmundson, il est beaucoup trop tôt pour juger. Mais la patience reste de mise. 

« Je l’explique depuis quelques jours. Il faut lui donner du temps pour assimiler un nouveau système, a expliqué Claude Julien. Il n’a pas eu la chance de jouer un seul match préparatoire. C’est aussi un système différent qu’en Caroline. On ne s’ajuste pas du jour au lendemain. Mon évaluation pour lui, c’est que j’ai vu une grosse différence entre le match à Toronto et celui à Edmonton. J’ai confiance qu’on verra un bon défenseur. »

Petry, un bon partenaire

Edmundson, qui a gagné la coupe Stanley avec les Blues en 2019, a eu de bons mots pour Petry, son partenaire à la ligne bleue depuis le premier jour du camp. 

« C’est bien pour l’instant. Ça prend du temps pour se connaître, pour bien se sentir avec un partenaire, a résumé le numéro 44. Au dernier match, nous avons mieux joué. Jeff patine tellement bien. Il est bon offensivement, mais aussi défensivement. J’étais heureux de le voir marquer deux buts. » 

Les mises en jeu

À l’image d’Edmundson, Jake Evans a rebondi avec une deuxième sortie plus solide, marquant un but en infériorité numérique et terminant à 50 % (4 en 8) au cercle des mises en jeu. 

« Cet été, j’ai travaillé sur les mises en jeu en pratiquant avec Sean Monahan [Flames], Connor Brown [Sénateurs] et Scott Laughton [Flyers]. Mais ce n’est pas comme lors d’un match, les arbitres sont parfois sévères. Je devrai gagner en expérience sur cette facette de mon jeu. »


Claude Julien a refusé d’identifier l’identité de son gardien partant pour lundi soir. Il n’aime pas dévoiler ses plans trop à l’avance.