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La cigarette liée à cinq types de cancers digestifs

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Le Conseil québécois sur le tabac et la santé a lancé sa traditionnelle Semaine pour un Québec sans tabac, dimanche, en misant sur une campagne rappelant les liens solides entre la consommation de tabac et de nombreux types de cancers digestifs.

Plus précisément, le tabac cause 1 cancer du foie sur 4, presque 1 cancer du pancréas sur 5, plus de 1 cancer colorectal sur 10, 1 cancer de l'estomac sur 5 et presque la moitié des cancers de l'œsophage, selon une étude de la Société canadienne du cancer.

Qui plus est, ces cancers sont associés à de faibles taux de survie, car ils ne sont, pour la plupart, détectables que lorsqu’ils sont déjà à un stade avancé. «Les saignements dans les selles et les masses cancéreuses font leur apparition tardivement dans le cas des cancers digestifs», a précisé le Dr Nicolas Benoît, gastro-entérologue, membre actif de l'Association des gastro-entérologues du Québec (AGEQ) et président du comité digestif de cancérologie du CISSS de la Montérégie-Est.

Les cancers digestifs peuvent entraîner de lourdes conséquences dans la vie quotidienne du patient. «Certains patients ne peuvent plus s'alimenter normalement, ils doivent être gavés ou ne peuvent plus aller à la selle normalement et doivent porter un sac pour le restant de leur vie», a ajouté le Dr Benoît.

Cependant, les risques associés au développement de ces cancers diminuent lorsqu’une personne cesse de fumer. Mais mieux vaut arrêter tôt. Dans le cas des cancers colorectaux, de l'œsophage, de l'estomac et du foie, les risques diminuent après 10 ans de cessation tabagique. Après 20 ans, les risques associés au cancer du pancréas, un cancer très dangereux, sont près de ceux d’une personne qui n’a jamais fumé.

Finalement, comme le souligne le Conseil québécois sur le tabac et la santé, les problèmes respiratoires sont parmi les problèmes les plus étroitement associés à la consommation de cigarettes.

L’idée d’arrêter de fumer en pandémie de COVID-19 paraît ainsi judicieuse.