/opinion/faitesladifference
Navigation

L’art de sortir de sa zone de confort

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

Coup d'oeil sur cet article

On a tous une image préconçue d’une zone de confort. Une doudou, un bon film, des pantoufles. Pourquoi voudrait-on sortir de ça, hein? On est au chaud, on est bien, on est stable, rien ne bouge... rien ne bouge... 

Justement, peut-être qu’il est là, le problème, non?

Être bien dans ses pantoufles, dans sa zone de confort, ça peut représenter plusieurs aspects de nos vies. C’est facile de l’illustrer comme une bonne vieille paire de pantoufles, mais ça peut se trouver dans un emploi qui ne nous motive plus, mais qu’on refuse de quitter, un partenaire avec qui l’étincelle s’est éteinte depuis longtemps ou encore des amitiés qui ne génèrent pas de nouvelles discussions.

Ce n’est pas toujours facile d’identifier ces situations. Lorsqu’on est dans notre zone de confort, on se retrouve dans un état de stabilité psychologique et, par conséquent, on ressent peu de stress et d’anxiété. Cette zone nous permet également d’agir de façon presque automatique dans notre vie de tous les jours, comme nous avons déjà fait les acquis nécessaires.

La peur d’en sortir

Cependant, ce n’est pas dans notre zone de confort que l’on peut faire de nouveaux apprentissages. C’est pourquoi, à certains moments de notre vie, lorsqu’on veut continuer d’avancer, il est important de challenger notre place dans cette zone. 

La première étape en dehors de la zone de confort est la peur. Évidemment, quand on quitte notre nid douillet, on ressent un inconfort de l’inconnu. Mais il faut savoir pousser, passer cette étape, pour pouvoir apprendre et ainsi grandir. L’humain n’est pas fait pour toujours rester dans la même étape. Notre nature même est de franchir celle-ci: de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis durant le reste de nos vies. 

Parfois, ce qui est le plus difficile, c’est de se rendre compte qu’on se trouve dans une zone de confort. C’est beaucoup plus ardu parfois de cibler notre inertie, comme c’est une zone somme toute agréable.

Étape par étape

Une fois qu’on se rend compte que notre évolution stagne plus ou moins, il importe également d’y aller étape par étape. Il n’est pas toujours nécessaire de changer de façon draconienne notre style de vie, mais bien de changer notre perspective et parfois nos actions au quotidien. Cela peut être aussi simple que de tenter une activité qui nous intimide, postuler pour un emploi qui nous stimule ou encore modifier notre routine quotidienne pour inclure de nouveaux passe-temps.

Il importe aussi d’être doux et indulgent envers soi-même et de saluer chaque avancement avec joie et fierté. Nous sommes si bien dans notre doudou, sur le divan, mais si on ne sortait jamais, on ne verrait pas les beautés du dehors! 

Marie-Christine Chartier
Association canadienne pour la santé mentale filiale de Québec

Votre opinion
nous intéresse.

Vous avez une opinion à partager ? Un texte entre 300 et 600 mots que vous aimeriez nous soumettre ?