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Rendez-nous l’hiver!

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Ça aurait été un magnifique hiver pour se côtoyer à l’extérieur.

Même la journée un peu tempétueuse d’hier! Par un temps comme ça, jadis au lac Saint-Jean, j’aurais mis mes raquettes pour aller rejoindre mon parrain et ses chums qui surveillaient leurs trous à pêche sur la banquise. 

Je peux vous dire que quand il vente sur le lac à Métabetchouan, les gouttelettes partent vite à Péribonka!

Chauffe-terrasses et foyers 

Quand on a compris qu’on serait reconfinés pour l’hiver, on a espéré qu’une certaine liberté nous serait laissée pour nous rencontrer à l’extérieur. Beaucoup de gens se sont même procuré des chauffe-terrasses ou des foyers extérieurs en prévision.

On a plutôt choisi de limiter les contacts le plus possible, même si le contexte n’est pas favorable à la propagation quand on est dehors. On devine qu’on craint que, le vin chaud aidant et le joint circulant, la succession des pipis et le mercure qui plonge ne finissent par ramener tout le monde en dedans.

On est toutefois allé très loin dans les limitations, empêchant même deux personnes vivant à des adresses différentes d’aller marcher ou de courir ensemble. Une consigne plus ou moins respectée, à en juger par ce qu’on peut voir dans les rues...

Peuple nordique

Dans cette crise, on est prompt à critiquer le gouvernement sur le fait que ses décisions ne s’appuient pas sur des bases scientifiques. Or, on n’a pas toujours une vaste littérature pour contrebalancer les bénéfices et les risques d’une activité tout en proposant des règles toujours constantes et cohérentes. Le gouvernement avance à tâtons, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris.

Par ailleurs, nous sommes présentement sous couvre-feu. L’heure n’est pas au relâchement, mais à la discipline.

Passé le 8 février, toutefois, est-ce que ce serait possible de nous donner une pause pour qu’on puisse se côtoyer dehors? Il me semble que ce serait une façon raisonnable pour un peuple nordique de se faciliter la pandémie.