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Fillette de 7 ans de Laval: une mère accusée de la mort de sa fille libérée sous caution

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L’avocat de la mère de Laval accusée de négligence criminelle ayant causé la mort de sa fillette de 7 ans a invité la population à faire attention « avant de sauter aux conclusions » dans cette affaire, qu’il a qualifiée de tragique et complexe.

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« À sa face même, parfois les apparences peuvent être trompeuses. On va attendre d’avoir la preuve pour en dire davantage », a déclaré Kaven Morasse, avocat de la défense, rappelant que sa cliente est présumée innocente. 

« C’est un dossier qui est plus complexe que ce qui a pu sortir initialement. » 

Plusieurs conditions

La femme de 35 ans d’origine afghane a obtenu sa libération sous caution lundi et devra respecter plusieurs conditions. Arrêtée vendredi dernier, elle était de retour au palais de justice de Laval lundi, après avoir passé la fin de semaine derrière les barreaux.

Toute menue, elle a écouté avec attention la lecture de la liste d’obligations qu’elle devra respecter pour demeurer en liberté. Un interprète a dû lui traduire ce que mentionnait le procureur de la Couronne afin de s’assurer qu’elle comprenait tous les détails. 

« Le principe en droit criminel canadien est la remise en liberté. Avec les conditions qui lui sont imposées et les garanties que madame fournissait, on est satisfait qu’elle puisse retrouver sa liberté », a souligné Me Nektarios Tzortzinas.

L’accusée devra notamment s’engager à déposer un montant de 1000 $ et remettre ses passeports aux autorités.

Il lui sera aussi interdit de communiquer de quelconque manière avec plusieurs individus de son entourage, dont ses deux autres enfants. 

  • Écoutez l'entrevue avec Me Walid Hijazi, avocat en droit criminel sur QUB radio

État lamentable

Selon nos informations, la jeune victime aurait été trouvée par les secours dans un état lamentable, avec le corps couvert en majorité de brûlures dues à de l’eau bouillante, des ecchymoses et un bras cassé. La mort est survenue dans des circonstances nébuleuses. 

La négligence criminelle se serait produite « entre le 30 décembre 2020 et le 3 janvier 2021 », soit la date du décès, indique l’acte de dénonciation. Cet intervalle laisse présumer que l’enfant aurait souffert durant plusieurs jours. 

La période durant laquelle se seraient produites les voies de fait serait « entre le 1er juin 2020 et le 3 janvier ». 


L’accusée doit revenir devant le tribunal le 12 avril prochain. L’enquête policière se poursuit.