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Ottawa défend le projet Keystone XL

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Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, assure que le gouvernement Trudeau défendra le projet d’expansion du pipeline Keystone XL auprès de la future administration américaine de Joe Biden. 

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Le président élu des États-Unis s’apprêterait, dès son investiture de mercredi, à annuler les autorisations pour que ce projet aille de l’avant. C’est ce qu’ont rapporté plusieurs médias au courant de la fin de semaine.

«Le soutien de notre gouvernement au projet Keystone XL est de longue date et bien connu. Et nous continuons à le faire valoir auprès de nos collègues américains», a réagi le ministre O’Regan dans une déclaration écrite lundi.

«Le pétrole canadien est produit dans un cadre de politiques environnementales et climatiques rigoureuses, et ce projet permettra non seulement de renforcer les relations énergétiques vitales entre le Canada et les États-Unis, mais aussi de créer des milliers de bons emplois pour les travailleurs des deux côtés de la frontière», a-t-il ajouté.   

  • Écoutez la chronique du spécialiste en politique américaine Guillaume Lavoie à QUB radio:   

Le pipeline censé transporter du pétrole de l’Alberta jusqu’au Texas a été autorisé par l’administration Trump. Le président élu Joe Biden a toutefois promis, en campagne électorale, de revenir sur cette décision et de bloquer la construction de l’oléoduc.

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, presse le premier ministre Justin Trudeau de contacter directement M. Biden «dans les 48 prochaines heures» pour plaider en faveur de Keystone XL.

«Il en va de la relation entre le Canada et les États-Unis, de dizaines de milliers d’emplois et de milliards de dollars en revenus pour que le gouvernement paie pour des choses comme les soins de santé», a-t-il dit en point de presse lundi.

Il a par ailleurs réitéré qu’il était prêt à prendre tous les moyens légaux à sa disposition pour faire valoir son point.

Le gouvernement albertain a lui-même un intérêt financier dans la réalisation de ce projet, puisqu’il est copropriétaire de TC Énergie, l’entreprise derrière l’oléoduc.

Il a mis 1,5 G$ dans la compagnie, en plus d’une garantie de prêt de plus de 6 G$, ce qui signifie que l'Alberta Petroleum Marketing Commission (APMC), une société d’État provinciale, s’est engagée à assumer la dette de la construction du pipeline.

À l’instar de M. Kenney, le chef des conservateurs fédéraux, Erin O’Toole, demande aussi à M. Trudeau de contacter dès maintenant la future administration américaine pour empêcher une révocation du permis d’expansion de Keystone XL.

De leur côté, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert saluent l’éventuelle annulation du projet.

«Le monde, le marché mondial, veut voir des emplois qui font face à la crise climatique, des emplois durables. Les Canadiens méritent un gouvernement qui milite pour eux, qui fait des investissements pour créer ces emplois», a dit le chef néo-démocrate Jagmeet Singh.

  • Écoutez l'entrevue de Pierre Nantel avec Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l'énergie à HEC Montréal, sur QUB radio: 

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