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Clotaire Rapaille et le mohawk

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Justin Kingsley n’est quand même pas Clotaire Rapaille de triste mémoire. Rapaille, une rapace du marketing, avait réussi à entuber Régis Labeaume et devait révolutionner l’image de Québec. Il est parti avec son argent, mais roulé dans la mélasse et les plumes.

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Donc, Justin Kingsley, ancien homme de confiance de Paul Martin, ancien premier ministre du Canada et homme fort de Power, a voulu réinventer l’image de l’Impact de Montréal.

J’aime beaucoup Kevin Gilmore. Je le précise. Je déteste encore plus son nouveau logo et tout ce qu’il sous-tend. 

La fleur de lys a été balayée et réduite à rien. Le bleu et tout ce qui faisait le symbole du Québec et de Montréal ont reçu le traitement woke et ont été évacués d’un logo que pas un enfant de six ans ne peut reproduire avec ses crayons de couleur. 

Un enfant de quatre ans peut dessiner le CH. C’est pour ça que c’est si énorme.

VERSION MOHAWK

Mais y a bien pire. On a préparé une vidéo de quelques minutes. Je n’en ferai pas la critique, mais Xavier Dolan peut dormir tranquille. Avec trois versions du texte. En français, en anglais... et en mohawk.

C’est une langue iroquoienne, comme le disent les historiens, qui a beaucoup évolué au cours des siècles. Mais le pire, c’est que les Mohawks ne sont arrivés à Montréal qu’en 1667. Ils n’étaient pas là quand
Maisonneuve s’est installé sur l’île en 1642. Il y avait eu un groupe de langue iroquoienne lors du premier passage de Jacques Cartier en 1534, mais ils avaient déjà quitté la région lors du troisième voyage. 

L’historienne Russel-Aurore Bouchard va d’ailleurs publier un autre livre sur le sujet dans les prochains mois.

Les Mohawks ont souvent fait pacte avec les Hollandais et les Anglais pour détruire l’établissement français. C’est pour les combattre que Dollard des Ormeaux est allé livrer bataille au Long-Sault en mai 1660.  

Les 18 Hurons et les quatre Algonquins qui accompagnaient la trentaine de Français ont été capturés. Tous les Français ont été tués. 

L’histoire est devenue un mythe que les recherches des historiens ont tenté de rendre plus conforme à ce qui s’est passé. 

Au fil des décennies, les Mohawks (les Agniers en français) du grand Montréal ont souvent été bernés par les autorités de la colonie française et les religieux. 

Aujourd’hui, les Mohawks vivent en majorité à Kahnawake et Kanesatake .Ceux qui suivent un peu l’actualité savent comment ça se passe.

C’est donc eux et leurs ancêtres que l’Impact a décidé d’honorer.

Ça va faire grandir la cote d’affection du CF Montréal dans le reste du Québec. C’est sûr, c’est sûr.