/lifestyle
Navigation

Rencontre à cœur ouvert entre l’émailleuse Aurélie Guillaume et le bédéiste Michel Rabagliati.

Confidences, découvertes et anecdotes

Coup d'oeil sur cet article

 

En collaboration avec

 

Aurélie Guillaume conçoit des broches en émail d’une beauté et d’une originalité sans nom. L’illustrateur et auteur de BD Michel Rabagliati est l’un des plus prolifiques au Québec, notamment grâce à son personnage de Paul. Au fil d’une discussion à cœur ouvert sur leur art respectif, les anecdotes et les confidences se faufilent.

Cette capsule de Tout un bagage produite par le Conseil des métiers d’arts du Québec (CMAQ) et animée par le musicien Martin Léon, met en lumière les facettes moins connues des métiers de créateur de bandes dessinées et celui d’émailleuse. 

Ce qui saute d’abord aux yeux est l’énergie similaire des deux artisans : Aurélie et Michel sont dotés d’une grande sensibilité. D’ailleurs, pour eux, il est impensable de créer sans y mettre un peu de soi.

La patience : un indispensable

Pour la plupart des artisans, la patience est une qualité nécessaire. Aurélie Guillaume avoue consacrer entre 40 et 50 heures pour concevoir une seule broche. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se sent incapable de faire deux fois le même projet : «Ça m’ennuierait trop !»

Le besoin de créer de ses propres mains est également primordial pour celle qui est connue à l’international : «Au début, je voulais faire de l’illustration. Mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas pour moi, car il fallait opérer sur des ordinateurs. J’en ai fait une écœurantite aiguë !» Même constat pour le bédéiste qui gagnait sa vie comme illustrateur sur ordinateur dans les années 80 et 90 : «Je me suis tanné et je suis retourné au travail à la main.»

Ce qu’ils aiment dans le travail manuel est notamment la difficulté, voire l’impossibilité, du retour en arrière. «Si je rate une étape dans le processus, il n’y a pas moyen d’effacer.», explique Aurélie Guillaume. Quant au créateur de la célèbre bande dessinée Paul à la maison, il s’assure d’avoir une histoire solide avant de débuter les illustrations : «Je peux ensuite changer un peu le scénario, mais très peu.»

Jamais sans leur famille

Quant à leurs sources d’inspiration, elles sont multiples et surprenantes, surtout, près d’eux.

«Dans toutes les broches en émail que je conçois, j’essaie toujours d’y mettre une histoire personnelle. Mais je ne veux pas nécessairement imposer celle-ci aux gens ; je souhaite surtout qu’ils puissent se retrouver à travers mes œuvres.», indique la native de Montréal. D’ailleurs, lorsqu’elle travaille, elle garde à proximité une certaine photo où on la voit, gamine, avec ses parents.

L’illustrateur et auteur aime également ressentir la présence de ses proches quand il crée : «Je conserve tout près la bouteille de parfum de ma mère que j’ai récupéré après son décès. Je prends des bouffées à l’occasion... J’ai aussi le typomètre de mon père, un vieil instrument de mesure pour les typographes.»

Pour tout connaître sur les affinités naturelles entre ces deux artisans et pour entrer dans la confidence de quelques anecdotes intimes, découvrez cette capsule de la série balado Tout un bagage produite par le Conseil des métiers d’arts du Québec.

> Simon Boulerice et Isabelle Dupras: rencontre inspirante entre un auteur et une courtepointière

> Jean-Philippe Baril Guérard et Julie Bénédicte Lambert: les contraires et les similitudes d’un écrivain et d’une tisserande

> Rencontre entre le musicien Louis-Jean Cormier et le luthier Thierry André: quand la guitare devient une muse