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Résidences pour aînés: la FADOQ exige un contrôle des loyers

JDQ
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Le Réseau FADOQ demande au gouvernement du Québec d’assurer la protection des aînés contre les abus financiers en résidences privées en limitant les augmentations des loyers.

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En pleine pandémie, un réseau québécois de résidences privées pour aînés a décidé d’augmenter ses loyers de façon drastique, parfois jusqu’à 20%, malgré la grogne de plusieurs résidents.  

Des locataires du Groupe Château Bellevue – qui possède des résidences à Valleyfield, à Saint-Nicolas, à Amqui, à Pont-Rouge, à Shawinigan, à Thetford Mines et à Val-Bélair – s’ils acceptent un nouveau bail, devront payer 450$ de plus par mois, soit une augmentation de près de 20%. Selon la FADOQ, d’autres plaintes ont été déposées. 

En comparaison, le taux d’augmentation du loyer de base proposé par le Tribunal administratif du logement (TAL) en 2020 était de 1,2% pour un logement non chauffé. Pour certains, la crise de la COVID-19 a le dos large. 

Un problème

«Ça fait plusieurs années qu’il existe un problème dans les RP,A où les loyers sont déjà très élevés comparativement à la capacité de payer des aînés. On a régulièrement des plaintes sur les augmentations des loyers», explique Michel Beaumont, directeur général de la FADOQ pour Québec et Chaudière-Appalaches. 

La situation est d’autant plus choquante pour la FADOQ en 2021. Avec la pandémie, des aînés ont eu à payer des frais à travers leurs baux pour des services non rendus comme la buanderie ou l’entretien ménager. Ces résidents n’ont pas eu de remboursement pour les services payés, mais ils font face à une augmentation de loyer. 

  • Écoutez Brigitte Perreault, fille de Lucienne Fournier qui doit déménager en raison de l'augmentation de son loyer, sur QUB Radio:

«Inacceptable»

Plusieurs d’entre eux seront forcés de déménager puisque le Tribunal administratif du logement (TAL) ne peut fixer le loyer d’un logement situé dans un immeuble de moins de 5 ans. Le propriétaire peut donc augmenter le prix à sa guise.

«Environ 60% des 65 ans et plus ont un revenu inférieur à 30 000$ par année et les coûts pour vivre dans une RPA varient entre 2000 et 4000$. Déjà, leur capacité de payer est limitée. Les aînés ont été oubliés. Ils doivent accepter les tarifs ou quitter. Éthiquement, c’est inacceptable», ajoute M. Beaumont. 

Une pétition de plus de 10 000 noms est toujours en ligne pour un dépôt à l’Assemblée nationale. Selon le texte, les locataires de ces établissements payent déjà des loyers démesurés. 

«Le gouvernement doit agir», termine M. Beaumont. 

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