/opinion/blogs/columnists
Navigation

Le pire président

Le pire président
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le pire président de l’histoire américaine quitte aujourd’hui ses fonctions. L’homme, qui souffre d’une maladie mentale grave, un narcissisme aigu, n’aurait jamais dû devenir président des États-Unis. Il ne possédait ni la stabilité psychologique ni la formation requise.

Donald Trump n’aurait pas dû non plus remporter les élections de 2016. Il n’a pas reçu la majorité du vote populaire. Les grands électeurs ont forcé son élection, alors qu’en théorie, une de leurs fonctions initiales consistait à bloquer l’accès à la présidence à des populistes comme lui.

Pire legs

L’Histoire retiendra Trump pour ses mensonges quotidiens, pour sa haine, pour ses attaques infondées contre les médias et contre les piliers de la démocratie. Son pire legs sera d’avoir, avec la complicité des républicains, nommé des juges idéologues extrêmement conservateurs à la Cour suprême des États-Unis et ailleurs dans le système de justice.

Il a aussi durablement affaibli les finances publiques et les capacités de l’État, en raison de généreuses coupes d’impôts aux Américains les plus riches. En quatre ans, il a fait reculer les États-Unis de 40 ans en environnement.

Plus récemment, son attitude insouciante à l’égard de la COVID-19 a aggravé la dissémination de la maladie dans la population américaine. En un an, le coronavirus aura fait aux États-Unis plus de morts que la Seconde Guerre mondiale en 5 ans.

Contre-exemple

Trump a tout de même certaines qualités. Il faut lui reconnaître un certain génie du marketing et le talent de mettre le doigt sur de véritables problèmes, par exemple sur la Chine, l’immigration illégale ou le déséquilibre financier de l’OTAN. Mais partout où il est passé, ses solutions ont empiré les problèmes qu’il dénonçait.

La folie et l’incompétence de Trump ont abouti à une société américaine affaiblie et plus divisée. L’attaque d’insurgés contre le Capitole restera à jamais le symbole de cette présidence inepte. Elle servira de contre-exemple, de modèle de ce qu’un président ne doit pas faire quand il dirige les États-Unis.