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Libération conditionnelle: le «Monstre de la Miramichi» échoue

Allan LEGERE
Photo d'archives

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Le meurtrier en série Allan Legere, surnommé le «Monstre de la Miramichi», avait planifié une évasion l’année où il a été reconnu coupable d'une série d’assassinats qui avaient semé la panique au Nouveau-Brunswick.

C’est ce qu’on peut apprendre dans une décision de huit pages obtenues par Le Journal qui fait suite à une audience de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) tenue le 13 janvier dernier. 

Les commissaires refusent la libération conditionnelle au tueur, violeur et pyromane, qui est détenu à l’Institution à sécurité maximale d’Edmonton, en Alberta. 

La décision écrite ferme la porte à toute forme de libération conditionnelle pour le détenu, âgé de 72 ans. 

Risque élevé

Le criminel représente toujours un risque élevé et il est toujours sur la liste d'attente pour le programme de haute intensité pour délinquants sexuels.

Allan Legere purge une peine de détention à vie pour plusieurs meurtres survenus au cours des années 1980 dans la vallée de Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

En 1989, alors qu'il était emprisonné pour un meurtre commis trois ans plus tôt, Allan Legere est parvenu à s'échapper lors d'une visite médicale sous escorte.

«En vous échappant, vous avez pris une femme en otage et vous avez volé son véhicule. Plus tard, vous avez laissé partir l'otage, mais vous êtes resté illégalement en liberté pendant environ six mois. Pendant ce temps, vous avez commis plus d'actes de violence extrême», peut-on lire dans le rapport.  

Allan Legere a fait l'objet en 1989 de l'une des chasses à l'homme les plus intenses de l'histoire du pays. 

En raison de son risque d'évasion et de son risque élevé pour les autres, il a été placé dans un établissement pénitentiaire à sécurité maximale. 

Liberté refusée

Son comportement en établissement a continué de poser problème, même si les incidents violents ont diminué.  

Le Service correctionnel du Canada (SCC) indique qu’il continue à se percevoir comme la victime et qu’il blâme le système plutôt que d'assumer sa responsabilité. Il continue également de croire qu’il a été ciblé à tort par la police.  

«Votre responsabilité, votre niveau de motivation et votre potentiel de réinsertion sont considérés comme faibles. Vous restez un délinquant à sécurité maximale. La libération conditionnelle totale est refusée», termine la CLCC.