/world/middleeast
Navigation

Téhéran se réjouit du départ du «tyran» Donald Trump

Téhéran se réjouit du départ du «tyran» Donald Trump
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

Téhéran | Le président iranien, Hassan Rohani, s'est réjoui mercredi de la «fin» de l'ère du «tyran» Donald Trump, qui doit quitter ses fonctions dans la journée au profit du président américain élu, Joe Biden. 

«L'ère d'un autre tyran arrive à son terme et aujourd'hui est le dernier jour de son règne affreux», a déclaré M. Rohani en conseil des ministres

«Tout au long de ses quatre années [à la Maison Blanche, M. Trump] n'a porté d'autres fruits que ceux de l'injustice et de la corruption et [il] n'a apporté que des problèmes à son propre peuple et au reste du monde», a ajouté le président iranien dans cette allocution télévisée.

Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980.

En 2018, M. Trump a sorti unilatéralement les États-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, rétablissant du même coup les sanctions américaines que ce pacte avait levées en échange d'une limitation drastique du programme atomique controversé de la République islamique.

Le retour des sanctions a plongé l'Iran dans une violente récession et, en riposte au départ des États-Unis de l'accord de Vienne, Téhéran s'est affranchie depuis 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne.

Lors d'une audition en vue de sa confirmation par le Sénat, Antony Blinken, choisi par M. Biden pour être son ministre des Affaires étrangères, a déclaré mardi que la politique de M. Trump avait rendu l'Iran «plus dangereux».

M. Blinken a confirmé la volonté du président élu de faire revenir les États-Unis rapidement dans le giron de l'accord de Vienne, mais il a conditionné cela à un retour préalable de l'Iran au respect strict de ses engagements, alors que Téhéran demande avant toute chose la levée des sanctions américaines et le respect par Washington de toutes ses obligations.