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NFL: 10 histoires à surveiller en finales de conférence

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C’est maintenant l’heure du carré d’as dans la NFL, avec les quatre derniers survivants. Dimanche, dès 15 h, les Packers et le Buccaneers donneront le coup d’envoi, à Green Bay, de ce dernier week-end de football avant le Super Bowl, le 7 février. Puis, à 18 h 40, les Bills et les Chiefs suivront à Kansas City. Avant de vous proposer une analyse exhaustive des deux duels dans nos livraisons de samedi et de dimanche, voici 10 histoires à surveiller, question de se mettre dans le bain.  

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Une finale au Lambeau Field  

Lambeau Field
Photo AFP
Lambeau Field

Pour les Packers, il s’agira d’une première participation à un match de finale de conférence à la maison depuis 2007. Ce ne sera clairement pas de refus pour cette équipe qui en a arraché dans les stades adverses lors des trois dernières présences en finale de conférence à Seattle (2014), Atlanta (2016) et San Francisco (2019). Malgré leur riche histoire, les Packers n’ont d’ailleurs pas eu souvent l’opportunité d’être les hôtes d’une finale de conférence, dans l’ère du Super Bowl. C’est arrivé seulement en 1967, en 1996 et en 2007. Les deux premières fois, l’équipe a gagné le match au Lambeau Field avant d’aller remporter le Super Bowl ensuite. La dernière fois, une défaite surprise avait été encaissée aux mains des Giants dans la toundra glaciale. Dimanche, la température s’annonce plutôt clémente pour Green Bay, mais la neige risque de s’en mêler.

Des revanches  

Devin White
Photo AFP
Devin White

Les deux finales de conférence de cette année opposent des équipes qui ont déjà croisé le fer plus tôt cette saison. À la semaine 6, les Buccaneers avaient anéanti les Packers par la marque de 38-10. Aaron Rodgers avait connu un rare match difficile avec deux interceptions et quatre sacs à ses dépens. Chez les Bucs, Ronald Jones avait brillé avec 113 verges au sol et deux touchés. En défensive, le secondeur Devin White, sublime dimanche dernier face aux Saints, avait été sensationnel avec 10 plaqués (dont trois pour des pertes) et un sac. Toujours à la semaine 6, les Chiefs avaient eu raison des Bills au compte de 26-17. Le jeu au sol des Chiefs avait fait le boulot avec 245 verges. Depuis ce temps, cependant, les Bills et les Buccaneers sont des équipes qui semblent métamorphosées.

Une première en vue  

Patrick Mahomes
Photo AFP
Patrick Mahomes

Le quart-arrière des Chiefs Patrick Mahomes a passé les derniers jours dans le protocole des commotions cérébrales, mais il semble sur la bonne voie pour prendre part au match face aux Bills. Si c’est bel et bien le cas, Mahomes deviendra le premier quart-arrière de moins de 26 ans à prendre part à une troisième finale de conférence. Par le fait même, les Chiefs deviendront aussi la toute première équipe de la conférence américaine à recevoir le match de finale trois saisons de suite. Dans la conférence nationale, seuls les Eagles en ont fait autant en étant les hôtes de la finale, de 2002 à 2004. Il s’agira d’une septième présence en finale de leur conférence pour les Chiefs. Pour ceux qui se poseraient la question, à 26 ans, Tom Brady avait pris part à deux finales d’association. Tout comme un dénommé Colin Kaepernick, d’ailleurs.

Un fait plutôt rare  

Tom Brady
Photo AFP
Tom Brady

Le vétéran quart-arrière des Buccaneers Tom Brady réalisera dimanche un fait d’armes que peu de quarts-arrières ont vécu avant lui. Dans l’ère du Super Bowl, seulement trois pivots ont atteint le carré d’as autant au sein d’une équipe de la conférence américaine que de la conférence nationale. Le dernier à avoir vécu pareille expérience est le légendaire Joe Montana, qui a savouré l’événement comme partant six fois avec les 49ers et une fois avec les Chiefs. Les autres qui ont connu un tel parcours sont beaucoup moins notoires. Jay Schroeder a mené Washington deux fois et les Raiders une fois dans les deux finales d’association, à la fin des années 1980 et en 1990. Craig Morton a été le premier à vivre ce scénario, dans les années 1970, aux commandes des Cowboys, puis des Broncos. Brady tentera de devenir le deuxième après Morton à mener son équipe au Super Bowl comme partant au sein de deux conférences différentes.

Des revenants  

Jon Gruden et les Bucs de 2002.
Photo AFP
Jon Gruden et les Bucs de 2002.

Pour les Packers et les Chiefs, une présence en finale de conférence n’a rien de renversant, eux qui y étaient aussi il y a un an. Pour les Bills et les Buccaneers, c’est une tout autre histoire. Du côté des Bills, c’est en quelque sorte un retour dans le temps. À leur dernière présence en finale de la conférence américaine, au terme de la saison de 1993, ils affrontaient justement les Chiefs. À l’époque, ils misaient sur le vétéran Jim Kelly, tandis que les Chiefs avaient fait beaucoup de bruit en faisant l’acquisition d’un certain Joe Montana, un peu à la façon des Buccaneers actuels avec Tom Brady. Des Buccaneers qui, incidemment, n’ont pas été du carré d’as depuis la fin de la saison 2002.

La meilleure attaque ?  

Travis Kelce
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Travis Kelce

Si l’on faisait un petit sondage rapide à savoir quelle équipe dans le carré d’as présente la meilleure attaque, bien des répondants opteraient pour les Chiefs. Étrangement toutefois, malgré toutes leurs armes, les Chiefs sont plutôt bons derniers parmi les quatre finalistes, d’un strict point de vue statistique. En effet, pour les points marqués par match, les Packers (31,8), Bills (31,3) et Buccaneers (30,8) ont été les trois premiers au classement. Les Chiefs (29,6), ont dû se « contenter » du sixième rang à ce chapitre. Si toutefois on se base sur les verges accumulées, les Chiefs sont les seuls à avoir franchi la barre des 400 verges par match dans toute la ligue. Les Bills sont deuxièmes (396,4), tandis que les Packers sont cinquièmes (389) et les Buccaneers septièmes (384,1). Au fond, les Packers ont été plus opportunistes avec des touchés sur 78,5 % de leurs présences dans la zone payante, tandis que les Chiefs sont en milieu de peloton à 59,4 %. Leur ailier rapproché Travis Kelce est leur arme la plus redoutable à la porte des buts.

Toute une reconstruction !  

Sean McDermott
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Sean McDermott

Il y a quatre ans, les Bills n’allaient absolument nulle part et l’organisation a décidé de s’élancer pour ce qui est devenu un retentissant coup de circuit en embauchant le directeur général Brandon Beane et l’entraîneur Sean McDermott. Ce tandem a effectué un travail colossal pour reconstruire de fond en comble l’alignement. Si bien qu’à l’heure actuelle, seulement deux joueurs qui remontent à avant l’ère Beane et McDermott sont encore avec l’équipe, soit l’ailier défensif Jerry Hughes et le spécialiste des longues remises Reid Ferguson. Tout un changement de cap ! Depuis son arrivée à la barre, McDermott a conduit son équipe en séries trois fois en quatre saisons. Pas moins de sept entraîneurs en chef ont défilé à Buffalo entre le mythique Marv Levy et McDermott et aucun d’entre eux n’a guidé les Bills en séries.

Un échange majeur  

Tre’Davious White
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Tre’Davious White

Ironiquement, les deux équipes qui ont concocté ensemble l’échange le plus percutant lors du repêchage de 2017 se retrouvent face à face en finale de conférence. À l’époque, les Bills détenaient le 10e choix de l’encan et l’avaient échangé aux Chiefs, qui ont profité de l’occasion pour mettre la main sur un certain Patrick Mahomes. Mais n’allez pas croire que les Bills sont repartis les mains vides ! En retour, les Chiefs ont cédé leur 27e choix, qui est devenu le demi de coin étoile Tre’Davious White. Ils ont aussi donné aux Bills leur choix de troisième ronde, que ceux-ci ont utilisé dans un autre échange pour leur permettre de mettre le grappin sur l’excellent bloqueur Dion Dawkins. Les Chiefs ont aussi cédé leur choix de première ronde en 2018, que les Bills ont utilisé dans une autre transaction qui les a fait grimper au 16e rang, où ils ont opté pour l’un des piliers de leur actuelle défensive, le secondeur Tremaine Edmunds. Bref, tout ce beau monde s’affronte et l’échange a profité aux deux équipes. 

Josh Allen en mission  

Josh Allen
Photo AFP
Josh Allen

Parmi les quatre quarts-arrières toujours en vie, Tom Brady est une légende vivante, Aaron Rodgers s’apprête à devenir le joueur le plus utile du circuit pour une troisième fois et Patrick Mahomes est le nouveau visage de la NFL. Il ne faudrait toutefois surtout pas oublier Josh Allen. Le chef d’orchestre de l’attaque des Bills vient de devenir le troisième passeur de l’histoire à avoir gagné deux matchs lors des mêmes séries éliminatoires en plus d’avoir affiché un coefficient d’efficacité (rating) de plus de 100, à moins de 25 ans. Avant lui, seuls Patrick Mahomes, en 2019, et un jeune Ben Roethlisberger, en 2005, en avaient accompli autant. Cette saison, Allen est devenu le premier quart-arrière de l’histoire à accumuler plus de 4500 verges par les airs, avec au moins 35 passes de touchés et cinq touchés au sol.

Un abonné régulier  

C’est un fait connu puisque la statistique a roulé à plein régime dans les derniers jours, Tom Brady prendra part à une finale de conférence pour la 14e fois de son illustre carrière. Ce qui est moins connu, c’est qu’il deviendra le deuxième quart-arrière à participer à un match de finale dans trois décennies différentes (2000, 2010 et 2020). Longtemps avant lui, l’un des piliers de la NFL, Johnny Unitas, avait réussi pareil exploit avec les Colts de Baltimore dans les décennies 1950, 1960 et 1970. À ce jour, la fiche de Brady en finale de conférence est de neuf victoires et quatre revers. Ses 14 présences en finale sont évidemment plus que quiconque avant lui. Joe Montana avec sept présences est le suivant dans la liste. John Elway, Terry Bradshaw et Roger Staubach comptent chacun six présences.