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Biden tend la main aux républicains

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Le discours de Joe Biden ne s’adressait pas à l’Américain moyen ni aux démocrates. Il ne parlait pas non plus au reste du monde. Il s’adressait d’abord aux républicains, en particulier à ceux qui croient qu’il n’est pas le véritable président des États-Unis.

À ces républicains, il a tendu la main. Il a parlé de réconciliation, de démocratie et d’unité.

Mais quelque chose glaçait le sang : entendre le président américain reconnaître que son pays était brisé.

  • Écoutez la chronique de Loïc Tassé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Un pays brisé par la pandémie, laminé par le racisme, divisé par les inégalités économiques et sociales, mais surtout, opiniâtrement séparé entre républicains et démocrates. 

Espoirs et défis

Biden s’est brièvement adressé au reste du monde. Il a expliqué que le pays était sorti plus fort de la crise, que les États-Unis étaient de retour dans le monde et qu’ils allaient montrer l’exemple.

Ces paroles étaient attendues. Mais que va-t-il faire au juste pour contrer la montée des dictatures et en particulier de la Chine ?

La présidence de Biden est pleine d’espoirs et de défis. Rarement un président aura eu autant de problèmes à régler à son entrée en fonction.

Personne ne croit que la route sera facile. Mais au moins, l’espoir est de retour. Une certaine bonté aussi.

Réconciliation mal partie

Les médias proches des démocrates soulignent à n’en plus finir la présence importante des minorités, en particulier de la minorité noire.

Les médias proches des républicains demandent aux démocrates de faire des gestes concrets pour montrer qu’ils désirent une véritable réconciliation nationale.

Tout ramener au combat racial ou demander des privilèges est de mauvais augure pour la suite.

Heureusement, des personnes de bonne volonté s’expriment aussi de part et d’autre.

Garder Trump en dehors

La réconciliation nationale sera grandement aidée si Donald Trump demeure en dehors de l’arène politique.

Personne n’a prononcé son nom lors de l’inauguration. Mais Trump a déclaré qu’il reviendrait « d’une manière ou d’une autre ».

Le plus tard possible et le moins possible serait préférable.