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Justin Trudeau perd un adversaire payant

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Après une transition interminable et périlleuse, Joe Biden peut enfin dire qu’il est le 46e président des États-Unis.

Du même coup, Justin Trudeau a perdu un adversaire qui lui permettait de briller, ici, au pays. Le dossier de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain a permis au premier ministre canadien de porter les habits de Capitaine Canada.

Comme les attentes étaient basses, face à un négociateur imprévisible, Justin Trudeau et son équipe ne pouvaient pas sortir perdants de cet affrontement.

Un cadeau pour O’Toole

Pour le chef conservateur, Erin O’Toole, l’arrivée de Joe Biden dans le bureau ovale est une bonne nouvelle. Il n’aura plus à répondre des frasques de l’ancien président américain, comme Andrew Scheer devait le faire régulièrement.

M. O’Toole doit espérer que Donald Trump décide de passer le plus clair de son temps sur son terrain de golf et non pas devant les micros des journalistes. Plus l’ancien président brillera par son absence, mieux ce sera pour les conservateurs.

La suite des choses

On peut déjà prévoir que le président Biden sera plus prévisible que son prédécesseur, mais il est loin d’être garanti que les dossiers vont se régler comme par magie.

Le conflit du bois d’œuvre, la gestion de l’offre, l’aluminium, l’acier et l’oléoduc Keystone XL risquent d’être encore une fois des points de litige entre les deux voisins. 

Justin Trudeau devra trouver une façon de mettre fin à ces disputes avec la nouvelle administration Biden. Il aura encore plus de pression pour régler le tout rapidement, car maintenant que le nouvel occupant de la Maison-Blanche ne menacera pas le Canada d’imposer des tarifs commerciaux chaque jour sur les médias sociaux, les attentes seront très élevées envers le premier ministre canadien.

Comme quoi, quand les attentes sont basses, c’est parfois plus payant politiquement de faire des affaires avec un partenaire hostile.