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Kingsbury confiant de reprendre le collier

Le Québécois participera à la Coupe du monde de ski acrobatique à Deer Valley les 4 et 5 février prochains

Ski acrobatique
Photo d'archives, Martin Chevalier Mikaël Kingsbury lors de la Coupe du monde FIS de bosses au Mont-Tremblant en janvier 2020.

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Le bosseur Mikaël Kingsbury est confiant de reprendre le collier les 4 et 5 février à Deer Valley à l’occasion des deux prochaines étapes du circuit de la Coupe du monde de ski acrobatique.

Complètement inactif pendant quatre semaines, après avoir subi une fracture des vertèbres T4 et T5 le 29 novembre à l’occasion d’un atterrissage raté lors d’une descente d’entraînement précédant la Coupe du monde de Ruka en Finlande, Kingsbury était de retour sur ses skis de façon graduelle après qu’une radiographie eut confirmé que les vertèbres s’étaient bien ressoudées.

« Je suis vraiment content de mon évolution depuis que j’ai obtenu le feu vert de l’équipe médicale, a-t-il raconté, jeudi, à l’occasion d’une série d’entrevues dans les médias. Au départ, j’ai recommencé le ski sans impact et on a ajouté des niveaux de difficulté, plus les journées passaient. Je n’avais jamais été inactif pendant quatre semaines et j’étais comme un enfant dans un magasin de bonbons à mon retour sur la neige. »

Au terme d’un camp d’entraînement de dix jours avec l’équipe nationale à Val-Saint-Côme, Kingsbury est convaincu qu’il se retrouvera dans le portillon de départ à Deer Valley. 

Ouvrir la machine

« Le test final sera à Calgary la semaine prochaine à l’occasion d’un dernier camp, mais je suis confiant que je serai au départ à Deer Valley, a affirmé celui qui partira pour l’Alberta, samedi. Pour le moment, je me rapproche du niveau nécessaire pour être compétitif en Coupe du monde. Je suis à 80 pour cent de mes capacités, mais je vais pousser ma vitesse et mes sauts à Calgary. Je vais attendre les dernières journées pour ouvrir la machine. Je suis confiant d’offrir un bon ski, en confiance sans ressentir de douleur. J’estime que je serai prêt dès cette semaine, mais c’est encore mieux de profiter d’une semaine supplémentaire de préparation. En raison du calendrier réduit, j’ai pu y aller en douceur pour mon retour sans rien brusquer. »

Le bosseur de 28 ans qui comptait 107 départs consécutifs avant de se blesser en Finlande n’écarte pas la possibilité de grimper sur la plus haute marche du podium à son retour. 

« C’est possible de gagner à Deer Valley, a-t-il déclaré, mais je ne veux pas me mettre de pression. Ce n’est pas une piste facile, mais j’y ai toujours bien fait et c’est l’un de mes événements favoris. La piste de Val-Saint-Côme n’était pas facile et celle de Calgary sera encore plus difficile. Ça va me permettre de vivre une progression. Si je ne ressens pas de douleur, je serai capable de bien faire. 

« Oui je veux gagner, mais je veux avant tout livrer la meilleure performance possible en fonction de mes capacités actuelles. »

De la calculette

Vainqueur du globe de cristal au cours des neuf dernières années, Kingsbury a joué de la calculette à son retour sur la neige, mais l’annulation de certains événements dans les derniers jours a changé la donne.

« Mathématiquement, c’est encore possible que je puisse terminer au premier rang, mais il faudra que je gagne les quatre événements encore au programme et que les deux meneurs au classement éprouvent des ennuis. On ne parle pas d’un miracle, mais ça prendrait un bon coup de théâtre. Je sais que je suis capable de gagner les quatre événements, mais mon objectif est d’être le gars qui récoltera le plus de points à partir de mon retour. On verra alors où je vais me retrouver. »

Le Suédois Ludvig Fjallstrom et le Japonais Ikuma Horishima ont tous les deux engrangé 172 points en trois courses.

Déception

Heureux de retrouver la forme, Kingsbury est toutefois déçu de voir que le projet de Calgary d’accueillir le championnat mondial en remplacement de Pékin a avorté. 

Une étape prévue au Japon les 6 et 7 mars a aussi été rayée du calendrier « Pendant mon absence, c’était ma motivation de pouvoir participer au mondial. Je me disais “il va y avoir moins de courses, mais au moins il y aura un mondial”. Je suis déçu, mais je ne suis pas surpris et je comprends la situation. C’est dommage parce que le mondial a lieu seulement aux deux ans, mais ça va me permettre de conserver mes titres en simple et en duel pour deux ans encore. »