/sports/hockey/canadien
Navigation

À la fois si près et si loin

Brendan Gallagher ne peut profiter du voyage dans l’Ouest canadien pour revoir ses proches

HKN-HKO-SPO-MONTREAL-CANADIENS-V-VANCOUVER-CANUCKS
Photo AFP Brendan Gallagher a été rejoint par Ben Chiarot et Phillip Danault après avoir inscrit son premier but de la saison, mercredi.

Coup d'oeil sur cet article

Brendan Gallagher a grandi en Alberta. Dans les rangs juniors, il a porté l’uniforme des Giants de Vancouver pendant quatre saisons. Pour lui, un périple dans l’Ouest canadien signifie des retrouvailles avec famille et amis. Mais pas cette fois.

• À lire aussi: Plusieurs Québécois au camp du Rocket

« C’est toujours aussi plaisant de venir jouer ici, mais c’était ardu de ne pas pouvoir le faire devant les miens. Mais, mercredi soir, c’est la première fois que je marquais un but dans cet édifice [le Rogers Arena] depuis mes débuts dans la LNH. Alors, je vais leur dire qu’ils n’auront plus la permission de revenir », a lancé l’attaquant, pince-sans-rire, à quelques heures du deuxième affrontement face aux Canucks, jeudi.

Sur un ton un peu plus sérieux, le numéro 11 a reconnu qu’il n’est pas évident de parcourir l’ouest du pays sans rencontrer ses proches comme c’est habituellement le cas. 

« C’est difficile. J’ai toujours aimé venir ici. J’ai grandi en regardant des matchs de la LNH dans ces arénas. Edmonton, Calgary, Vancouver, ça fait partie de mon enfance. »

Brendan Gallagher a été rejoint par Ben Chiarot et Phillip Danault après avoir inscrit son premier but de la saison, mercredi.
Photo AFP
Brendan Gallagher a été rejoint par Ben Chiarot et Phillip Danault après avoir inscrit son premier but de la saison, mercredi.

Activités sociales annulées

Cette cruelle adaptation s’ajoute à celle du protocole serré mis en place par la LNH en prévision de l’actuelle saison. Si les joueurs du Canadien ont été habitués à disputer des matchs sans aucun spectateur dans les gradins, l’été dernier à Toronto, il en était autrement pour les longs périples loin de Montréal. Six heures d’avion sans pouvoir fraterniser avec ses coéquipiers, c’est long. 

« Jouer aux cartes dans l’avion me manque énormément. J’avais l’habitude de battre Tuna [Tomas Tatar]. Je m’ennuie de voir la colère dans ses yeux », a lancé Gallagher.

« On avait aussi hâte de tenir des soupers d’équipe à l’étranger. On avait du bon temps entre coéquipiers. Ça faisait partie des meilleurs moments de l’année », a-t-il ajouté.

Mais ce dernier considère qu’il n’y a pas que du négatif dans cette nouvelle réalité. L’idée de jouer quelques rencontres dans une même ville avant de reboucler ses valises lui plaît bien.

« Là-dessus, un joueur ne peut pas se plaindre, a-t-il soutenu. Tout le monde vit la même réalité. Ce sont des ajustements auxquels nous devrons nous habituer tout au long de la saison. »

  • Écoutez la chronique sports et société de Jean-François Baril sur QUB radio:

Le mauvais exemple des Capitals

On a appris dans les derniers jours que la LNH ne badine pas avec ses restrictions sanitaires. Les Capitals de Washington ont reçu une amende de 100 000 $ parce que quatre de leurs joueurs ont enfreint la réglementation en se réunissant dans l’une de leurs chambres d’hôtel. 

Et on ne parle pas des moindres. Alex Ovechkin, Evgeny Kuznetsov, Dmitry Orlov et le gardien Ilya Samsonov font partie du cœur de cette formation. Les quatre Russes doivent maintenant se plier à une quarantaine de sept jours. Par conséquent, Peter Laviolette, leur entraîneur, s’attend à devoir se passer de leurs services lors des quatre prochains matchs.

« C’est important de respecter le protocole. Il a été mis en place pour les bonnes raisons : protéger tout le monde, que ce soit nous, notre entourage, notre famille, et limiter la propagation de ce virus », a soutenu Claude Julien.

Gallagher comprend Kotkaniemi

Dans un autre ordre d’idées, Gallagher est revenu sur la punition pour conduite antisportive dont a écopé Jesperi Kotkaniemi après avoir enguirlandé l’un des arbitres, mercredi.

L’athlète de 28 ans s’est revu à ses débuts dans la LNH.

« Il se sentait vraiment mal. C’est une leçon que tous les jeunes joueurs apprennent. Les arbitres veulent faire comprendre aux jeunes qu’ils doivent leur démontrer du respect. Je l’ai appris moi-même à mes premières saisons dans le circuit. Je pense qu’il va comprendre plus vite que moi. »

Devenu aujourd’hui l’un des leaders de l’équipe, Gallagher s’est assuré de faire savoir à son jeune coéquipier qu’il peut compter sur lui.

« Je lui ai dit de venir me voir ou d’aller voir Webby [Shea Weber] s’il avait un problème. On irait discuter avec les arbitres. »