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Chiens volés: nous sommes complices

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Le nombre de vols de chiens, propulsé par la pénurie d’animaux chez les éleveurs et dans les refuges, est le résultat de notre incapacité à attendre. On veut un chien, et on le veut tout de suite.

Au diable les conséquences

Même si la petite boule de poils annoncée sur internet est craquante, elle arrivera avec son lot d’inconvénients. Je ne fais pas référence à ce qu’implique la première année de vie d’un chiot. 

Je parle des conséquences d’acheter un chien à un autre endroit que chez un éleveur responsable ou dans un refuge qui fait ses devoirs. 

Avant d’acheter un machin-poo à un prix démentiel chez un «éleveur» familial qui s’affiche dans les petites annonces, demandez-vous si vous êtes prêt à payer cette somme pour un animal qui vient sans garantie aucune sauf celle d’avoir été élevé tout croche.

Et économisez maintenant des dollars supplémentaires. Ils serviront à payer le vétérinaire et l’éducateur que vous devrez engager quand pitou fera de l’anxiété dans le tapis ou développera une réactivité telle que toute promenade deviendra impossible. 

Patience

Quand on veut un chien, le prendre chez un éleveur responsable est la meilleure assurance. 

Mais c’est quoi, un éleveur responsable? C’est quelqu’un qui ne fait pas reproduire ses chiens pour l’argent. C’est quelqu’un qui fait des tests de santé propres à leur race. C’est quelqu’un qui a un plan de socialisation claire et qui ne vendra pas ses chiots à n’importe qui sous prétexte qu’il ouvre son portefeuille. C’est surtout quelqu’un qui... a une liste d’attente. 

Oui, c’est difficile attendre 18 mois pour avoir son chiot. Mais ce l’est encore plus de devoir le faire euthanasier à 2 ans parce qu’il a une maladie cardiaque. 

C’est quand même aberrant de se dire que lorsque vient le temps de «magasiner» un chien, on semble moins regardant que lorsqu’on regarde pour un nouveau divan.