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Dans la cuisine avec Béatrice Picard: «Profiter du savoir culinaire de chez nous»

Béatrice Picard Église St-James United Church
Photo d'archives, Ben Pelosse

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Béatrice Picard est impatiente de remonter sur scène, car la présence du public est l’essence même de son moteur artistique, dit-elle. Porte-parole des Petits Frères depuis 2007, elle s’est investie cette année dans le merveilleux projet de recueil de recettes, Les p’tits plats en héritage. La totalité des profits ira aux Petits Frères et tout cela rendu possible grâce à la complicité de la compagnie Corbeil. Elle ajoute avec une émotion sentie dans la voix : « C’est tellement important d’apporter des moments de bonheur afin de les sortir de l’isolement, en cette période difficile ». 

Questionnaire gourmand   

La vie doit continuer malgré la pandémie, alors, Madame Picard, le matin pour bien commencer la journée, thé ou café ?

Oh que oui, la vie continue, alors le matin ça me prend un bon café fort, avec une demi-cuillerée à thé de sucre ! C’est un rituel le matin, pour moi, le café, ça part bien la journée.

Faites-vous des crêpes, des œufs, des smoothies... ?

En fait, je dirais que dernièrement, j’ai tendance à manger des petits cakes, des biscuits, mais aussi des fruits, des céréales, tout dépend de ce que j’ai accumulé et reçu comme présents gourmands. Je suis seule à la maison et je me fais beaucoup gâter. Entre deux gorgées de café, une petite bouchée sucrée, c’est bien réconfortant.

Avez-vous retrouvé le plaisir de faire à manger en cette période ?

Manger ou faire à manger est surtout pour moi une occasion d’être en bonne compagnie, en groupe, et de partager, avec mes proches ou amis, de la bonne nourriture. Étant seule à la maison, j’avoue que j’ai moins le goût, je ne dois pas être la seule dans cette situation. Faire à manger, c’est surtout une occasion de faire la fête. On a tous hâte de refaire la fête.

Comment pouvons-nous aider au mieux les personnes dans le besoin ?

Personnellement, j’aide les Petits Frères, avec le recueil de 60 recettes, les secrets culinaires d’ici divulgués par nos aînés. Ce ne sont pas juste des recettes qu’ils partagent, c’est aussi se remémorer et profiter d’un savoir culinaire de chez nous, en toute simplicité et générosité, j’en suis très fière et très reconnaissante envers eux.

La chose qui serait le plus difficile pour vous de ne plus avoir dans le réfrigérateur ou le garde-manger ? 

Du lait, c’est vraiment essentiel pour moi. Sinon, des fruits et légumes, c’est primordial dans mon alimentation. 

Pain tranché, baguette du boulanger ou pain maison ?

Le pain tranché pour se faire des petits sandwichs, par exemple, mais pour déguster le fromage que j’adore, une bonne baguette croustillante.

Béatrice Picard Église St-James United Church
Photo courtoisie, Studio Kay

Fromage ou dessert ?

Eh bien, les deux, voyons !

J’adore finir mon repas avec un petit morceau de fromage, mais le conclure avec une bouchée sucrée, oh la la, oui ! Comme un bon tiramisu. 

Viande ou poisson ?

J’aime bien le poisson, mais puisque vous m’y faites réfléchir, j’avoue consommer plus de viande que de poisson. Des viandes blanches principalement. De la volaille, du porc, du veau, j’adore le porc et le veau sous toutes leurs formes.

Béatrice Picard aime le porc sous toutes ses formes.
Photo Adobe Stock
Béatrice Picard aime le porc sous toutes ses formes.

Caramel ou chocolat ?

Là encore, comme pour le fromage ou dessert, les deux ! 

Eh oui, je suis gourmande et j’assume totalement ! Il faut dire que les deux sont exceptionnels. J’ai toujours du bon chocolat réservé à température idéale pour en déguster un petit morceau en tout temps.

Gâteau, biscuit ou fromage ?

J’aime bien les biscuits et les petits gâteaux aux fruits surtout. Je n’aime pas beaucoup les gâteaux mousses, par exemple.

Bière ou vin ?

J’aime bien le vin, ça aussi, c’est un petit cadeau de la vie, ça fait partie de mon régime santé ! Vers 5 h, je prends un petit apéro et ensuite, pendant le souper, un petit verre de vin. Je trouve cela important, surtout depuis que nous ne pouvons plus aller au restaurant, il faut, pour ma part, garder une forme de normalité aux plaisirs de la vie.

Blanc ou rouge ?

Encore et encore, les deux. Selon ce que je mange.

Avez-vous une recette chouchoute ?

Mon filet de porc des Vendangeurs, une sauce aux deux raisins. C’est d’une grande simplicité, je sais que ça va plaire chaque fois que je le fais. Mais un jour, je recevais un grand groupe et sans le savoir, une amie a fermé le four croyant qu’il était ouvert pour rien et le porc était finalement cru. On a bien ri ! 

Racontez-moi la réalisation culinaire dont vous êtes la plus fière.

Une recette simplissime, mais qui plaît, là encore, tout le temps, et que j’ai souvent faite à mes enfants. En plus, selon les cas ou la saison, je peux la manger froide ou chaude et c’est parfait aussi en accompagnement, plus polyvalent que ça, c’est impossible. Je parle de la ratatouille. En plus, selon ce que j’ai dans le réfrigérateur ou ce que je trouve au marché, elle aura un goût différent chaque fois. Avec de la viande, du poisson, avec des œufs pochés...

La ratatouille se déguste aussi bien en hiver qu’en été à la table de Béatrice Picard.
Photo Adobe Stock
La ratatouille se déguste aussi bien en hiver qu’en été à la table de Béatrice Picard.

Une recette chouchoute ?

Ma recette de foie gras à la Juju, une recette que je partage d’ailleurs dans le recueil, Les p’tits plats en Héritage

Ça sentait quoi chez vous, dans la cuisine, lorsque vous étiez enfant ?

Je peux le dire sans gêne, ce n’était pas vraiment formidable. Tout était trop cuit, surtout la viande, et j’ai heureusement découvert avec les années le bonheur de manger de la viande rosée, comme le formidable foie de veau. C’était de la roche lorsque ma mère nous en préparait, enfant. Son mix gril, avec plusieurs viandes, dont le foie de veau trop cuit n’était pas fameux, mais elle nous disait : mangez, les enfants, c’est bon pour la santé !

Votre meilleure expérience culinaire à vie ?

Avec mon premier cachet de comédienne, je suis allée dans un restaurant et sur le menu, il y avait du foie de veau. Le serveur me dit : si vous voulez avoir du plaisir, madame, je vous le recommande rosé. J’étais curieuse, évidemment, et ce fut une révélation, sublime. Aujourd’hui, j’adore le déguster au Leméac, à Montréal, et au restaurant Au Biniou, à Laval. 

Béatrice Picard aime déguster le foie de veau au restaurant Leméac, notamment.
Photo courtoisie, Instagram @Lemeac
Béatrice Picard aime déguster le foie de veau au restaurant Leméac, notamment.

Les chouchous   

Produits culinaires chouchous ?

J’adore le sirop d’érable que je mets un peu partout, ça fait partie de notre patrimoine.

De quoi vous ne pouvez pas vous passer en cuisine ?

Je dois dire que la crème 35 %, ça aide aussi beaucoup à agrémenter avantageusement une préparation culinaire ou une sauce. 

Un coup de cœur culinaire ?

La crème glacée avec des petits fruits rouges, c’est délicieux.

Gourmandise coupable ?

J’adore le champagne Nicolas Feuillatte avec quelques framboises fraîches, mais je ne me sens pas vraiment coupable !

Votre style de cuisine préférée ?

Je dirais la cuisine française, la cuisine québécoise, la cuisine faite avec amour surtout.