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Legault dynamisé par l’arrivée de Biden

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Le premier ministre François Legault s’est montré on ne peut plus persuadé que l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche sera bénéfique à plusieurs entreprises d’ici, à commencer par Hydro-Québec qui souhaite depuis des années y exporter son électricité.

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« C’est une bonne nouvelle pour Hydro-Québec, ça, c’est clair », a-t-il répondu d’emblée hier en point de presse. Je me souviens, quand je commençais à parler de faire du Québec la batterie du nord-est de l’Amérique du Nord, il y en a qui se moquaient un peu. Mais là, on commence à voir que c’est réel. » 

Hydro-Québec travaille depuis des années à deux projets d’exportation vers les États-Unis. L’un vise à desservir le Massachusetts, en passant par le Maine. Et le deuxième consiste à desservir la ville de New York en profitant d’une nouvelle reconnaissance de l’hydroélectricité comme énergie verte pouvant bénéficier de crédits environnementaux. 

« À New York, bien vous avez vu comme moi [...] M. Cuomo [gouverneur de l’État] en fait une priorité. Il est intéressé même à participer [au financement] de la ligne de transport. Donc, ça, ce sont de bonnes nouvelles, appuyées par un président démocrate en plus. Ça va dans la bonne direction. »

Une solution de rechange

Le premier ministre a reconnu que l’élection d’un gouvernement démocrate à Washington ne garantissait en rien un assouplissement des mesures protectionnistes, mises en place ces derniers temps. 

Cela dit, le Québec est, à son avis, bien placé pour tirer avantage du refroidissement des relations entre les États-Unis et la Chine. Le Québec constituerait, en outre, une alternative de choix à la Chine pour qui -comme les Américains notamment- est à la recherche de métaux rares (lithium, yttrium, etc.).

Même chose, note-t-il, en ce qui a trait aux trains et tramways. Mis à part les Chinois (CRRC) et les Allemands (Siemens), il ne reste qu’Alstom-Bombardier qui établira son siège nord-américain à Montréal. 

« Ça veut dire que les contrats signés par les Américains passeraient par le Québec. On a, je pense, une belle opportunité. »