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Protection du français: Montréal obtient sa certification

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La Ville de Montréal vient d’obtenir son certificat de conformité de la Charte de la langue française.

En octobre dernier, la métropole s’était fait taper sur les doigts parce que 10 des 19 arrondissements ne respectaient pas la loi 101.

Aujourd’hui, il y a eu une séance extraordinaire de l’Office québécois de la langue française (OQLF), et la ville-centre a obtenu sa certification. On parle ici des arrondissements Ahuntsic-Cartierville, Sud-Ouest, LaSalle et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Saint-Léonard, Côte-des-Neiges, Lachine, Pierrefonds-Roxboro et Saint-Laurent attendent de leur côté toujours la leur.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, salue cette avancée. «Nous sommes heureux d'apprendre que la Ville de Montréal et plusieurs arrondissements ont obtenu leur certification de francisation de l'OQLF, processus entamé par notre administration afin que la Ville et l'ensemble de ses services corporatifs se conforment aux règles de l'OQLF. C'est une autre démonstration de l'importance que nous accordons à la langue française dans la métropole.»

À Québec, le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, maintient la pression. «C'est un bon message, mais ça a quand même pris 18 ans avant que la Ville de Montréal se certifie en matière d'obtention de son certificat de francisation. Je pense qu'il était temps que la Ville de Montréal s'assure d'être francisée, d'être certifiée en matière de francisation, et je ne lâcherai pas la pression pour m'assurer que l'ensemble de la Ville de Montréal obtienne sa certification.»

Une réforme de la loi 101 à venir

Depuis plus d’un an, le gouvernement promet une importante réforme de la loi 101. Elle devrait se faire lors de la prochaine session parlementaire qui va commencer le 2 février. 

«Ce sera un plan costaud parce qu'il faut s'assurer de protéger la langue française, il faut s'assurer de la valoriser et, surtout, s'assurer de la pérennité de la langue française. On se retrouve dans une situation qui a d'immenses efforts à faire par l'ensemble de l'État québécois, mais aussi au niveau du marché du travail», assure le ministre Jolin-Barrette.

– D'après les informations d'Alain Laforest