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Souveraineté alimentaire: Étrangers, pas touche à Metro, dit Québec

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Pas question de laisser des étrangers s’emparer de Metro, la dernière chaîne de supermarchés québécoise, a martelé hier François Legault.

Les propos du premier ministre font suite à l’intervention du gouvernement français pour empêcher Alimentation Couche-Tard de mettre la main sur le géant des hypermarchés Carrefour.

« Je me mets à la place [du président français Emmanuel] Macron. S’il y avait eu un Français qui était venu faire une offre sur Metro, je peux vous dire que ça aurait été non, la réponse », a déclaré M. Legault au cours d’une conférence de presse. Donc [Metro et Carrefour], c’est un peu la même chose. »

François Legault a relevé que la vente de Carrefour, qui est le plus important employeur privé de France, « c’est très sensible politiquement ».

La semaine dernière, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a pourtant tenté de convaincre son homologue français, Bruno Le Maire, de ne pas bloquer la transaction dont rêvait Couche-Tard, affirmant que celle-ci ne menaçait pas la sécurité alimentaire du pays, contrairement à ce qu’avait soutenu M. Le Maire.

Pas d’actionnaire de contrôle

Contrairement à des entreprises comme Bombardier ou Québecor, Metro n’a pas d’actionnaire de contrôle. En 2019, le distributeur s’est toutefois muni d’un régime de droits des actionnaires qui lui permet de mieux se protéger contre une offre d’achat hostile.

M. Legault a par ailleurs assuré que lui et M Fitzgibbon, « on comprend très bien l’importance des sièges sociaux ».

Il réagissait à des propos que Pierre Fitzgibbon a tenus plus tôt cette semaine. Dans un entretien avec Le Journal, le ministre a semblé banaliser les ventes d’entreprises : « Des fois, on a tendance à voir des étrangers arriver ici, prendre des compagnies québécoises, et c’est la fin du monde ».