/sports/hockey
Navigation

Cloué au banc par John Tortorella: «Je dois être meilleur» - Pierre-Luc Dubois

Pierre-Luc Dubois a fait son mea culpa après avoir été laissé de côté pendant plus de deux périodes jeudi soir

Pierre-Luc Dubois
Captures d'écran Pierre-Luc Dubois a joué cinq présences pour un total de 3 min 55 s jeudi soir. Vendredi, John Tortorella (en mortaise) a refusé de confirmer s’il avait l’intention d’utiliser son joueur de centre pour le match de samedi, face au Lightning de Tampa Bay.

Coup d'oeil sur cet article

Cloué au banc pendant plus de deux périodes par son entraîneur John Tortorella, jeudi soir, Pierre-Luc Dubois a joué la carte de la diplomatie, vendredi, reconnaissant qu’il doit être meilleur.

• À lire aussi: Pierre-Luc Dubois encore cloué au banc

C’est à peu près tout ce qu’il a dit, d’ailleurs, lorsqu’il a rencontré les membres des médias hier, lors d’une visioconférence organisée au terme d’un entraînement optionnel des Jackets.

Se contentant de réponses courtes, le hockeyeur québécois a été questionné pendant plus de douze minutes, en anglais et en français, sur la soirée de jeudi soir, lors de laquelle il n’a effectué que cinq présences sur la patinoire pour un total de 3 min 55 s de jeu avant de regarder le reste de la rencontre assis au milieu du banc.

« Je pourrais avoir un meilleur début de saison. J’ai de grandes attentes envers moi-même et je n’ai pas joué au niveau dont je suis capable. [...] Ce n’est pas la première fois que je suis cloué au banc par Torts (John Tortorella) et d’autres joueurs l’ont été avant moi. Peu importe l’entraîneur, quand tu ne joues pas, tu dois apprendre. Je ne veux pas que ça se reproduise et pour ça, je dois être meilleur. Je veux aider l’équipe à gagner des matchs et le fait que je n’ai pas pu le faire jeudi, ça me motive à retrouver mon niveau de jeu », a-t-il mentionné.

Le joueur de centre de 22 ans a d’ailleurs été très prudent, et diplomate, dans ses propos, surtout en répondant à des questions portant sur sa relation avec l’entraîneur-chef de l’équipe. Il semblait évident qu’il préférait ne pas ajouter de l’huile sur le feu.

« Les entraîneurs sont payés pour diriger et les joueurs sont payés pour jouer. Ce qui s’est passé hier soir est hors de mon contrôle. Ceci dit, je peux être meilleur », a-t-il répété.

Plus tard, il a reconnu que le traitement qui lui était réservé, autant par les entraîneurs que par ses coéquipiers, était différent depuis qu’il a publiquement demandé à être échangé.

« Il y a des choses qui changent et c’est normal », a-t-il répondu, avant de répéter qu’il voulait aider l’équipe à gagner.

Agir en professionnel

Chose certaine, Tortorella, lui, a été plus loquace. 

Faisant un parallèle avec la situation d’Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky, qui, il y a deux saisons, avaient clairement mentionné ne pas vouloir être de retour avec les Jackets puisqu’ils désiraient tester le marché des joueurs autonomes, Tortorella a passé un message au Québécois.

« Ce sont deux situations différentes puisque Bread [Panarin] et Bob [Bobrovsky] en étaient à leur dernière année de contrat et c’était leur droit de tester le marché. Par contre, ces deux joueurs, même après les rencontres que nous avions eues, se sont donnés corps et âme cette saison-là. Ils ont agi comme de vrais professionnels. Ça n’a donc pas été une distraction dans le vestiaire parce qu’ils ont agi avec professionnalisme. Ici, on a une situation avec un jeune joueur qui n’est pas agent libre mais qui veut partir. Ça revient au joueur de bien gérer cette situation. On a eu des rencontres, on a été honnêtes, maintenant c’est entre ses mains. »

Concept d'équipe

Pour l’entraîneur, il ne s’agit pas d’une distraction au sein même du vestiaire, a-t-il répété. C’est d’ailleurs afin d’éviter que ça en devienne une qu’il a agi de cette façon jeudi soir.

« Mon travail me prend beaucoup d’énergie parce que je dois gérer différents types d’athlètes. Il y a les prima donna, ceux qui ont du mal à attendre leur tour. Je prends ce travail très au sérieux et je me dois de surveiller l’attitude, l’effort et le genre de coéquipiers que les joueurs sont. [...] Pierre-Luc est l’un des 23 joueurs que je dois surveiller. Je me fous de combien d’argent tu gagnes ou de ton rang de repêchage. On vit et on meurt avec le concept d’équipe. [...] Je ne l’ai pas cloué au banc à cause d’une présence au match d’hier. C’est une situation qui se détériore depuis cinq matchs. Vous en faites un gros plat, mais mon rôle est de diriger des athlètes et je ne vais laisser personne affecter le standard qu’on s’est fixé sur le plan de la culture et de la façon de jouer. »

Tortorella n’a pas cru bon rencontrer son joueur après le match de jeudi.

« C’est la fin des rencontres. La rhétorique est terminée. Maintenant, je veux des actions et pas juste de la part de Pierre-Luc, mais de tout le monde », a-t-il mentionné, refusant de confirmer si son numéro 18 allait prendre part au prochain match de l’équipe, aujourd’hui, face au Lightning de Tampa Bay.