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Julie Payette: un autre fiasco signé Justin

Julie Payette: un autre fiasco signé Justin
Photo d'archives, AFP

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Autour de l’astronaute, il y avait donc de gros problèmes... d’atmosphère.

Vous êtes étonnés ? Pas moi.

Le premier responsable de ce fiasco, c’est notre beau Justin.

C’est lui et lui seul qui a nommé Julie Payette à cette fonction de gouverneur général, qui nous coûte 45 millions $ par année.

Il savait

Justin Trudeau a fait une nomination qui dit tout sur lui.

Son unique critère fut l’image : une femme, et dont la trajectoire évoque l’aventure et la science.

À première vue, un choix séduisant.

Tellement séduisant que Justin n’a pas eu recours au comité consultatif créé par Stephen Harper pour le conseiller dans ce genre de nomination.

Quand Justin décide seul, voilà ce que ça donne.

Il est passé par-dessus le fait que Mme Payette avait été accusée d’agression aux États-Unis en 2011.

Il est passé par-dessus le fait qu’elle avait quitté le Centre des sciences en 2016 après des plaintes d’employés.

Même chose quand elle fut forcée de quitter le Comité olympique canadien.

Un parcours qui dessine un portrait de la madame, vous ne trouvez pas ?

Mais non, Justin, qui ne pouvait pas ne pas savoir, n’a pu résister à l’attrait de l’image.

Quand les libéraux sont au pouvoir, ce poste de représentant de la monarchie britannique semble poser un problème « systémique », comme on dit de nos jours.

Souvenez-vous de Michaëlle Jean, nommée par Paul Martin.

Lui non plus n’avait pas regardé au-delà de l’image.

Michaëlle Jean était femme, relativement jeune, et issue d’une « minorité visible ».

Elle était la véritable personnification du Canada postmoderne et « full cool » si cher au PLC. 

Ses qualifications ? Avoir été une honnête journaliste de carrière, ni meilleure ni pire que d’autres.

Elle s’est avérée un véritable parasite.

Le parasite s’installe au sein d’un autre être vivant, où il bénéficie d’un habitat stable et de la nourriture accumulée par l’hôte.

Quand sa position devient inconfortable, le parasite se trouve un nouvel hôte.

Devenue indésirable ici, Mme Jean s’en alla parasiter la Francophonie internationale.

Évidemment, la monarchie britannique dispose aussi de relais dans chaque province. 

Cela nous valut, souvenez-vous, Lise Thibault, reconnue coupable de fraude en 2015.

Tous des cas spectaculaires d’arbres cachant la forêt, car la vraie question est plus large.

On dit que cette institution est un reliquat de notre passé colonial. C’est un peu court.

Si elle perdure, si Élisabeth II est encore la cheffe d’État du Canada, c’est que nous sommes encore un peu une colonie.

Durable

Peu de gens savent que le Canada pourrait unilatéralement abolir cette institution et rompre ce lien absurde

Le Québec pourrait même, comme l’a montré le juriste André Binette, demander une modification à la Constitution canadienne afin d’abolir la monarchie au Canada, qui enclencherait une obligation de négocier.

En théorie, même pas besoin de faire la souveraineté du Québec pour s’en débarrasser.

Tous les sondages montrent qu’une écrasante majorité de Québécois souhaitent la disparition de cette institution.

Mais elle perdure et perdurera. Devinez pourquoi.