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Échange de Pierre-Luc Dubois: ça se termine bien pour Marc Bergevin

Marc Bergevin
Photo Pierre-Paul Poulin Marc Bergevin ne voulait pas démanteler son noyau de jeunes joueurs prometteurs pour acquérir Pierre-Luc Dubois.

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Jarmo Kekäläinen voulait obtenir un joueur établi en retour de Pierre-Luc Dubois. Marc Bergevin n’avait pas un Patrik Laine à lui offrir. C’est ainsi que Dubois poursuivra sa carrière à Winnipeg. Et tout est bien qui finit bien pour Bergevin.

Nul doute que Dubois était un joueur attirant pour le Canadien. Bergevin a sûrement tâté le terrain. Mais, comme je l’ai dit plus tôt cette semaine, le contexte ne s’y prêtait pas pour le Tricolore.

Questions à se poser

Pourquoi Bergevin aurait-il transigé alors qu’il a finalement trouvé la bonne recette pour relancer son équipe ?

Pourquoi aurait-il échangé Suzuki ?

Le joueur de centre de 21 ans était l’atout qu’il recherchait dans la transaction qui a envoyé Max Pacioretty à Las Vegas. Et Tomas Tatar vaut bien Pacioretty.

Pourquoi Bergevin aurait-il laissé partir Jesperi Kotkaniemi ?

Parce qu’il lui vouait une grande confiance pour l’avoir repêché à un rang (troisième) plus haut que prévu par les recruteurs.

Pourquoi Bergevin aurait-il sacrifié Alexander Romanov ?

Parce que les bons défenseurs de 21 ans ne courent pas les rues.

Les jeunes progressent vite

Mon opinion n’est pas un désaveu à l’endroit de Dubois. On sait ce dont il est capable.

Mais depuis quand une équipe qui connaît du succès effectue-t-elle une grosse transaction en cours de saison ?

On s’entendait tous pour dire avant la saison que le Canadien présentait une formation intéressante et qu’il faudrait lui donner un certain temps avant de la juger.

Les nouveaux venus se sont imposés rapidement. Les jeunes s’affirment et progressent rapidement.

Conclusion : on ne touche à rien.

Échange de joueurs malheureux

Quant aux Blue Jackets et aux Jets, ils se sont échangé des joueurs qui n’étaient pas heureux avec leur équipe.

Dubois voulait sortir de Columbus. Laine et Jack Roslevic ne se voyaient plus à Winnipeg.

Tous ces joueurs devraient être contents. Je parle au conditionnel parce que Winnipeg et Columbus ne sont pas les destinations les plus prisées dans la Ligue nationale.

Il faudra voir aussi comment la chimie se développera entre John Tortorella et Laine, qui est reconnu comme un traîne-savate.

Ça risque de ruer dans les brancards !

Si les choses en venaient là, Laine pourrait très bien imiter Dubois. À moins que Tortorella ne perde son poste.

Laine en est à la dernière année de son contrat et il sera joueur autonome avec restrictions à la fin de la saison. Tout comme Dubois l’était après la dernière campagne.

Qu’est-ce que Dubois a fait ?

Il a signé un nouveau contrat et demandé à être échangé. Il avait encore sur le cœur la tirade que Tortorella lui avait servie aux yeux de tout le monde lors du tournoi de la Coupe Stanley présenté l’été dernier.

Pour lui, le lien était brisé à jamais avec Tortorella. Il n’était pas le premier joueur à avoir eu maille à partir avec le bouillant entraîneur et il ne sera pas le dernier.

Mauvaise réaction

Par contre, il n’a pas bien réagi à ses deux derniers matchs avec les Blue Jackets. Il a joué sans conviction, ce qui n’est pas digne d’un joueur professionnel.

Ça l’a fait mal paraître et c’est une chose qu’il ne devra plus refaire.

Son arrivée chez les Jets va mettre du piquant dans les matchs contre le Canadien. Les circonstances veulent, en cette ère de pandémie, que les deux équipes s’affrontent à neuf reprises cette saison.

Dubois va chercher à en mettre plein la vue, mais Suzuki et Kotkaniemi voudront faire de même.

Ça va donner un bon spectacle. 

À quand les débuts de Dubois ?  

Quand Pierre-Luc Dubois et Patrik Laine feront-ils leurs débuts avec leur nouvelle équipe ?

Dans le cas de Dubois, les restrictions sanitaires canadiennes pour les voyageurs arrivant d’un autre pays stipulent qu’un confinement de 14 jours doit être observé.

L’allègement autorisé par le gouvernement canadien pour l’ouverture des camps d’entraînement n’est plus en vigueur.

En vertu de cette règle, les joueurs qui entraient au Canada étaient soumis à un confinement de sept jours au cours desquels ils avaient à subir quatre tests qui devaient se révéler négatifs.

Le directeur général des Jets, Kevin Cheveldayoff, négocie actuellement avec le gouvernement pour que cet amendement soit rétabli.

Pas de règles en Ohio

Dans le cas de Patrik Laine, Jarmo Kekäläinen a indiqué hier que son nouveau joueur devait obtenir préalablement un visa de travail américain. Il faut préciser aussi que Laine soigne une blessure au haut du corps qui l’a tenu à l’écart du jeu lors des trois derniers matchs des Jets.

Par contre, l’État de l’Ohio n’impose pas de règles obligatoires aux voyageurs arrivant d’un pays étranger. Il est seulement recommandé que ces gens suivent une quarantaine de deux semaines s’ils viennent d’un endroit où il existe un taux de contagion supérieur à 15 % de la population.

Ça diffère selon les États

Il n’en est pas de même dans tous les États américains. Les restrictions diffèrent selon les exigences des autorités sanitaires en place.

Ainsi, comme on le sait au Québec, il n’existe aucun protocole en Floride.

Dans l’ensemble, les équipes canadiennes sont soumises à des restrictions plus strictes que les formations américaines.

Ça risque de compliquer les choses à la journée limite des transactions, qui est fixée le 12 avril, en cette saison pas comme les autres. Dans ce contexte, les équipes qui voudront faire des ajouts à leur formation pour le dernier droit du calendrier auront intérêt à agir dans les meilleurs délais.