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Hausse de l’obésité chez les enfants: «On a les éléments d’une tempête parfaite»

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Les pédiatres s’inquiètent d’une hausse de l’obésité et du surpoids chez les jeunes en raison de la pandémie.

Plusieurs facteurs contribuent à créer «une tempête parfaite», croit Mélanie Henderson, pédiatre endocrinologue au CHU Sainte-Justine. 

Selon elle, le confinement coupe les jeunes de leurs activités — dont les activités parascolaires et les sports organisés de fin de semaine — et de leur structure quotidiennes. 

Mme Henderson souligne également l’augmentation du temps d’écran, la proximité du frigo et l’absence du réseau social comme facteurs qui contribuent à la prise de poids chez les jeunes.  

Contexte familial

En plus des changements d’habitudes et de la baisse de l’activité physique chez les jeunes, le contexte familial peut aussi avoir un impact, soutient la pédiatre. 

«Il y a beaucoup de familles qui sont en deuil. Les parents vivent le stress de devoir organiser leur travail à la maison. Ils n’ont plus, eux, leur réseau de soutien pour s’occuper des enfants, par exemple, les grands-parents. Et il y en a beaucoup qui vivent beaucoup d’insécurité financière ou de stress, ou même de perte d’emploi», explique Mme Henderson. 

La hausse des prix des aliments à l’épicerie joue aussi sur la prise de poids. 

«On constate que le prix des aliments à l’épicerie augmente depuis les dernières années et donc c’est beaucoup plus facile d’acheter un deux litres de boisson gazeuse que d’acheter du lait pour la famille pour la semaine», admet-elle. 

Troubles alimentaires

La pandémie n’a pas seulement un impact sur le surpoids, mais aussi sur tous les troubles alimentaires. 

«Mes collègues spécialisés en troubles alimentaires constatent une recrudescence très importante des demandes de consultation et que les jeunes déjà suivis vivent énormément de difficultés», dit Mme Henderson. 

«Je pense que ça revient au fait que la pandémie a des impacts sur nos infrastructures, nos routines, mais également sur le plan affectif. C’est quand même bien démontré qu’il y a beaucoup d’anxiété, plus de symptômes dépressifs, et donc c’est vraiment une période difficile pour les jeunes comme pour les adultes», ajoute-t-elle. 

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