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«À tour de rôles»: le beau tourbillon de Marie-Ève Janvier

«À tour de rôles»: le beau tourbillon de Marie-Ève Janvier
PHOTO COURTOISIE/Eric Myre

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Marie-Ève Janvier apprenait la veille de son tout premier tournage d’«À tour de rôles», en août dernier, qu’elle était enceinte de sa deuxième fille, qui doit naître au printemps. C’est donc avec beaucoup d’émotion... et un brin de fatigue qu’elle a abordé ce nouveau chapitre professionnel. 

D’ailleurs, la grossesse de Marie-Ève a fait en sorte qu’elle a elle-même très peu regardé sa propre émission cet automne. «Souvent, les lundis, à 21 h, je dormais», révèle l’animatrice en pouffant de rire.

Curiosité

N’empêche: Marie-Ève trace un bilan formidable de son expérience sur le grand plateau circulaire bordé d’écrans d’«À tour de rôles» et de son passage à TVA, après huit ans à jouer Cupidon à «L’amour est dans le pré».

Elle dit avoir beaucoup appris pendant les tournages, intensivement condensés en trois week-ends en août, et se dit fière de la qualité du résultat, compte tenu de la rapidité avec laquelle le projet a été lancé. «Ç’a été un tourbillon jusqu’à la fin», mentionne-t-elle.

Elle s’est émerveillée comme une gamine de recevoir les confirmations d’invités tels Guy Nadon, Karine Vanasse, Anne Dorval et Pierre Lebeau, qui sont des idoles pour elle, ou encore celle d’un Guy Jodoin, qui a marqué sa jeunesse avec «Dans une galaxie près de chez vous» et «Télé-Pirate».

Elle sent que les téléspectateurs étaient contents de revoir des extraits d’anciennes séries pré-pandémie, où les personnages se rassemblaient et se collaient. Elle a reçu beaucoup de messages textes la félicitant de son travail, les mardis matins... et d’autres la taquinant pour ses robes amples. Parce que, oui, certains esprits vifs avaient deviné que son bedon s’arrondissait de jour en jour!

Enfant de la comédie musicale, où chaque représentation doit être meilleure que la précédente, Marie-Ève n’a pas hésité à analyser son propre travail.

«À tour de rôles»: le beau tourbillon de Marie-Ève Janvier
PHOTO COURTOISIE/Eric Myre

«J’ai appris qu’il n’y a pas de mauvaise question. La curiosité amène différents chemins. Je vois souvent la vraie Marie-Ève sortir de ses notes et ses cartons. J’ai un côté très structuré, qui aime suivre un plan, mais en même temps, la radio (elle anime les avant-midis et les heures du lunch, à Rythme FM, NDLR) m’a montré qu’on pouvait aller ailleurs pour aller chercher une confidence de plus, et "À tour de rôles" me l’a permis. Le but, c’est de ne pas devenir quelqu’un d’autre et de rester ce qu’on est.»

L'émission «À tour de rôles» a été comparée aux «Enfants de la télé». Loin de s’en offusquer, Marie-Ève trouve le parallèle plutôt réjouissant.

«Moi, j’ai focalisé sur ce qu’on devait faire. Je ne me disais pas qu’il ne fallait pas que ça ressemble à telle ou telle autre émission. Veux, veux pas, on ressemble tous à autre chose, les concepts finissent par s’entrecouper. Je l’ai vécu dans la musique. Ce n’est pas quelque chose qui me stresse ou m’angoisse; au contraire, si on nous compare aux "Enfants de la télé", ça me flatte! C’est une émission que j’aime beaucoup, et j’admire énormément André Robitaille.»

«J’en ai vu d’autres!»

Cinq nouveaux épisodes d’«À tour de rôles» ont été enregistrés en décembre et seront glissés quelque part dans la grille horaire de TVA cette année. Marie-Ève Janvier a accueilli comme un cadeau cette opportunité d’étirer la première saison de son «talk-show» nostalgique.

Cet hiver, la jeune maman prévoit rester en ondes à Rythme FM tant que sa grossesse le lui permettra, «le plus longtemps possible», et elle espère reprendre le micro à l’automne 2021. Entre-temps, Marie-Ève, son amoureux Jean-François Breau et leur fille Léa, quatre ans (qui prend déjà son rôle de grande soeur à cœur), accueilleront bébé.

Si l’aventure «À tour de rôles» devait se poursuivre l’an prochain, la maîtresse de cérémonie sera prête à reprendre le flambeau, et à traîner sa marmaille en coulisses s’il le faut.

«J’en ai vu d’autres! Sur "L’amour est dans le pré", j’ai allaité sur des fermes, j’ai tiré mon lait... Maintenant, tout est possible, tant que la santé est là pour la mère et le bébé!»