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Le genre noble contre la novlangue

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La hiérarchie des genres n’existe pas dans la langue française. Bien entendu, il existe des individus qui croient en une hiérarchie des genres, mais la langue française n’est pas conçue ainsi. Lorsque nous connaissons ses subtilités, nous remarquons qu’elle n’est pas genrée : il nous est possible de ne faire allusion à aucun genre lorsque nous nous exprimons.

Les non-binaires refusent de s’identifier conformément aux normes sociales, mais en répudiant l’anthropologie et la langue ils imposent une écriture à l’ensemble de la société, qu’ils rejettent. Ils favorisent l’emploi du « iel(s) » afin de désigner les personnes sans distinction de genre. Ils créent donc un quatrième genre non genré afin de se désigner avec de nouveaux pronoms. 

Ces minorités imposent leur conception de l’inclusion au reste de la population, mais l’écriture inclusive leur est exclusive, car elles imposent leurs normes à la société. 

Une incompréhension

Cette minorité ignore le genre noble et prétend faussement que le français est genré, donc hiérarchisé, ce qui démontre son incompréhension de la langue française, puisqu’elle décalque le « iel(s) » de l’anglais et présume que les deux langues sont identiques. 

Elle légitime sa susceptibilité extrême en l’appuyant sur une discrimination inexistante, s’octroyant le droit absolu d’adapter la société à son besoin. Ce droit lui permettrait de changer une langue complète en dépit de son histoire et de l’usage. 

Or, cette minorité accroît ses fidèles par désinformation en misant sur la méconnaissance des subtilités de la langue française et de son histoire. Elles nous disaient auparavant que seuls ceux qui désirent utiliser l’écriture inclusive en feraient l’usage, mais ce libre-choix s’est transformé en obligation dans les communications des universités, des journaux universitaires, des organismes, etc. Cette minorité travestit la langue française en une novlangue, une langue qui dénature la réalité. 

Des femmes, des hommes ou les deux

Certains féministes favoriseront une écriture inclusive, qui privilégierait des formulations qui incluraient davantage. Or, la langue française est composée de deux genres, le masculin et le féminin, et possède un genre noble, qui n’est ni masculin ni féminin et qui est employé dans des phrases ou avec des verbes sémantiquement faibles. 

Par exemple, lorsqu’un individu utilise la formulation « il pleut », il ne fait allusion à aucun genre, car le pronom « il » est utilisé dans une construction de phrase sans sujet logique. 

Si l’individu formule « ils/elles marchent », il se rapporte au genre masculin et au genre féminin. Toutefois, s’il utilise la formulation « ils marchent », il rassemble toutes les personnes qui marchent et il abonde dans le même sens que la première formulation « il pleut », mais avec un sujet logique, car le référent est concret. 

Ce refus d’employer les pronoms du genre noble, puisqu’ils invisibiliseraient les femmes, est donc complètement sordide. 

Certains enseignants simplifient le genre noble en disant que « le masculin l’emporte sur le féminin ». Évidemment, il serait complexe d’enseigner à un élève la subtilité du genre noble, alors que les mots employés sont similaires et que leur signification dépend du contexte. 

Or, un étudiant devrait aisément comprendre que « les participants » peuvent être des femmes ou des hommes, mais que « les hommes participants » sont uniquement des hommes. L’étudiant acquiert les connaissances et les subtilités du genre noble de façon intuitive et développe un sens d’analyse au cours de son parcours scolaire, de façon à ce qu’il puisse relier le pronom au référent.

Raphaël Guérard
Étudiant au baccalauréat en sciences économiques
à l'Université de Montréal
Princeville

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