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Navalny: l'UE envisage des sanctions contre la Russie

Navalny: l'UE envisage des sanctions contre la Russie
Photo AFP

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Bruxelles | Les Européens envisagent l'adoption de sanctions pour contraindre le président russe Vladimir Poutine à relâcher l'opposant Alexeï Navalny et ceux de ses partisans arrêtés samedi au cours de manifestations, ont annoncé lundi plusieurs responsables avant une réunion des ministres des Affaire étrangères de l'UE à Bruxelles. 

«L'Union européenne doit envoyer un message très clair et décisif pour dire que cela n'est pas acceptable. Nous avons un régime de sanctions pour les droits de l'homme et je pense qu'il doit être utilisé», a soutenu le chef de la diplomatie de la Lituanie, Gabrielus Landsbergis.

«Nous allons discuter de l'adoption de sanctions et nous verrons quel sera le résultat de cette discussion», a renchéri son homologue roumain Bogdan Aurescu.

Les ministres pourraient donner un mandat à Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, pour leur soumettre des options d'actions, incluant des sanctions, afin d'obtenir la libération d'Alexeï Navalny, a confié à l'AFP un diplomate européen.

L'UE avait donné mandat dès samedi à M. Borrell pour condamner «les détentions massives» et «l'usage disproportionné de la force» au cours des manifestations en Russie réclamant la libération de l'opposant Alexeï Navalny et lui a demandé d'inscrire le sujet à l'ordre du jour de la réunion des ministres des Affaires étrangères.

«Les principes de l'État de droit doivent également s'appliquer en Russie et nous attendons que ceux qui ont manifesté pacifiquement, et qu'il n'y a aucune raison de détenir, soient également libérés immédiatement», a insisté à son arrivée le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Les Européens exigent depuis une semaine la libération d'Alexeï Navalny, arrêté le 17 janvier à son retour à Moscou après avoir été soigné en Allemagne à la suite d'un empoisonnement avec un agent neurotoxique. L'UE a sanctionné plusieurs membres de l'entourage du président russe pour leur implication présumée dans cette tentative d'assassinat.

Le président du Conseil européen Charles Michel avait appelé vendredi Vladimir Poutine pour demander sa libération.

«Navalny libre permettrait une nouvelle et meilleure relation entre l'Union européenne et la Russie. Nous parlerions de coopération avec la Russie aujourd'hui et demain au lieu de sanctions», a souligné lundi le chef de la diplomatie du Luxembourg Jean Asselborn.